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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 10:24
Women are the negroes of world
La femme est devenue ces dernières années "le négro " du monde : le corvéable qu'on méprise et qui doit rester prisonnier de son rôle d'esclave...
On pensait que la libération sexuelle des années 70 , le féminisme n'avait plus de raison d'être car enfin, la femme était reconnue comme l'égale de l'homme.
Si en droit cela est, en fait , la femme est toujours considérée comme "le négro du monde" : celui que l'on déteste aussi bien que l'on en a besoin. Ne voyez pas de malveillance dans le terme " négro" : il dénonce ici un racisme au quotidien que subit la femme. La vision que l'on a de la femme est un vestige de notre culture où le pouvoir temporel laissait la morale aux religieux .Et comment fédérer quand on veut un rapport de force ? Et bien on désigne des cibles, et la femme est en une. La cantonner à un rôle purement reproductif est dénigrer la moitié de la population dans le monde.
La reproduction est une caractéristique humaine non La fonction principale de la femme. Car derrière la reproduction se cache la satisfaction sexuelle. Le droit du désir fait partie de nos vies. 
Pourquoi tout a dérapé sur cette terre ces dernières années ?
On véhicule une image de la "salope " qu'on se tape et de "la femme idéale" qu'on épouse, les mecs sont de plus en plus coincés entre la réalité et les branlettes de Yourporn . Ce n'est pas à la femme d'imposer le bromure pour calmer ces carnassiers abreuvés de fantasmes. Chacun a le droit au plaisir, et c'est une question humaine de respecter ces désirs-là.
La femme n'est pas un gadget nécessaire à satisfaire les hormones mâles...
Mais qu'est ce qui ne tourne plus rond depuis les années 70 ?
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 05:17
Mes cinquante ans, l'ombre de Vialatte et Pesoa
Depuis l'été , je cherche à écrire quelque chose de drôle ou de profond pour célébrer mes 50 ans. Et tout ce que j'ai réussi à faire a atterri systématiquement à la corbeille. Ce qui me frappe, c'est que mon anniversaire est surtout une envie des autres. Moi personnellement, je préfère que ce jour reste un jour ordinaire, style : j'suis vœux, et alors  ( ou style jeune : what the fuck) ?
C'est peut-être finalement un exploit d'être arrivé à ce demi-siècle et avoir encore des amis de lycée malgré mes déménagements successif (  7 villes 3 villages une quinzaine d'appartements, 3 à 4 maisons et beaucoup de canapé-lits chez les autres), et mes histoires personnelles ( 2 ou 3 gros chagrins d'amour, deux belles histoires dont une dure depuis 20ans).
Bref un exploit d'arriver au zénith où commence la dégringolade tout en sachant qu'on dégringole depuis le premier jour !
"Les prisons font, devant leur porte, une ombre longue. Peut-être faut-il toute une vie pour la traverser." écrivait Alexandre Vialatte. Elle est peut-être là cette ombre, celle qui nous poursuit ou nous devance , une longue ombre portée qui nous regarde de haut depuis le sol, qui nous nargue : notre vie. Elle s'en fout de nous, elle nous toise et semble nous demander si enfin on a compris quelque chose. Mais le temps d'identifier cette "chose", le temps nous a entraîné ailleurs et l'ombre nous colle en attendant notre réponse. On est l'écho de soi, des autres car seul, nous n'existons pas. C'est l'ombre de Vialatte qui nous le rappelle chaque jour et tant pis si on grimace ou feignons de ne pas la reconnaître. Elle nous suit tant que nous sommes en vie. Moi je la traîne depuis 50 ans aujourd'hui, bien tassé, comme une verre de pastis à la Féria de Nîmes .
Alors comme chaque année, et pourquoi celle-ci serait différente ?, je me lèverai tôt pour écouter Eric Satie, lire un passage de Pesoa du Livre de l'Intranquilité, attendre une heure raisonnable pour appeler ma mère. Je lui souhaite toujours un bon anniversaire, car après tout, c'est grâce à moi qu'elle est ma mère non ?
Et puisque c'est Noël avant l'heure, c'est moi qui régale : je vous laisse ce passage du "Livre de l'Intranquilité" de Pesoa qui me suit depuis trente ans, un recueil tout corné. :
"J'ai réalisé tout ce que j'ai voulu, dit le faible, et il ment; la vérité , c'est qu'il a  rêvé prophétiquement tout ce que la vie a fait de lui. Nous ne réalisons rien nous-même. La vie nous lance en l'air comme des cailloux, et nous disons de là-haut : Voyez comme je bouge."
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 11:04
Catalogne, allocations familliales : la prise de tête d'une balance ascendant poisson...

L’embêtant d’être une balance, je parle du signe astrologique, c’est l’impossibilité d’avoir une opinion tranchée et définitive. La constance est l’atermoiement , une ligne directrice de la non-décision.

Prenez le cas de la Catalogne : l’idée romanesque de l’indépendance me titille , bien sûr. Quelle idée noble est celle de de la liberté d’une nation, d’un peuple qui a une identité forte, une langue, un territoire et une histoire. Mais d’un autre côté, vouloir s’enlever du pot commun de son pays parce qu’on est riche, est un acte égoïste. Quand la Lombardie voulait  quitter l’Italie, toute la presse parlait de de fascisme, d’idéologie capitaliste.

Et Barcelone ? Peut-être que les motivations sont différentes , mais impossible de trancher, je ne sais pas quoi penser.

Prenez les Allocations Familiales : c’est juste que chaque famille reçoive le même montant. Mais c’est injuste d’attribuer le même montant suivant les salaires des familles… Supprimer les allocations à des familles riches, est une idée de gauche, mais le Ps la critique au nom de la République ( à celle-là, on l’invoque pour un oui, pour un non…) . Oui mais la notion d’égalité dans ce cas n’est pas égalitaire puisqu’il ne rétablit pas d’égalité mais la creuse. La machine à égalitaire fabrique des inégalités, ce n’est pas nouveau, c’est un peu le serpent qui se mord la queue ou « qui de l’œuf ou la poule »…

Dans tout ce magma qui surchauffe mon cerveau, je n’arrive plus à me décider : trop d’infos, trop de postures, mon intime conviction est ballotée suivant le dernier qui a parlé. Et pour tout dire, je me méfie toujours de ceux qui fabrique les mouvements populaires : pour de raisons électorales, ils sont prêts à promettre quitte à semer la désespérance et la frustration.

Jaurès disait que le véritable démocrate était « celui que se maintenant au-dessus de la huée de la foule », le retour des tribuns anime la huée de la foule. Pour terminer, j’ai en mémoire une des dernières interview de Semprùn : il croyait à l’émancipation des régions par rapport aux pays, une Europe de régions, mais face à la réalité , il y avait renoncé. Parfois l’idéal doit s’adapter. Être pragmatique , ce n’est pas renoncer.

 

Reste une question primordiale : dans le cas où la Catalogne s’émanciperait de l’Espagne, dans quelle ligue le FC Barcelone irait jouer ?

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 10:59

Derrière l’image des hommes public, il y a des humains .

Après plusieurs échanges téléphoniques, je me risquai :

- Edmond Maire, comme le syndicaliste ?

- Oui

- Je peux vous poser une question ? Vous êtes « Le » Edmond Maire ?

- Oui, Il marqua une pause et d’une voix souriante a  ajouté : Mais cela n’a rien d’extraordinaire !

 

Depuis nos échanges étaient plus fluide, il ne manquait jamais de me demander si j’avais passé de bonnes vacances, si le temps était clément sur Nantes ou tout simplement si j’allais bien. Je me disais que cet homme courtois qui avait prononcé l’éloge funèbre de Rocard était sans doute un homme très occupé qui aurait pu être irrité de recevoir son journal en retard, ou bien ne pas être satisfait de certaines prestations. Mais non. Toujours souriant, plaisant, ça me changeait des clients odieux qui m’agressent parce que le magazine télé arrive le mardi plutôt que le lundi  pour la semaine d’après et me menacent  de procédures complexes auprès d’organismes de consommateurs…

Il y a quelques semaines, il m’a appelé et m’a fait part de son retour prématuré de vacances :

- Rien de grave j’espère

- Je ne sais pas.

- Et bien je vous souhaite bon rétablissement

- Vous savez, Christian, à mon âge c’est du quotidien…

 

Ce fut là notre dernière conversation.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 11:28
Premier crachin d'automne et autres angoisses à l'approche de mes 50 ans

Premier crachin d’automne : ça change des pluies de juillet, des orages d’aout et des averses de septembre.

Et c’est septembre qui s’enfuie et qui va céder dangereusement sa place à octobre. Ce n’est pas qu’octobre soit dangereux, mais c’est qu’au cours de ce mois, je changerai de décennie et cela me pose un problème…

Je vais glisser dans la cinquantaine comme on met un vêtement neuf avec lequel on n’est pas tout à fait à l’aise. Cinquante ans, c’est le ventre qu’il faut rentrer, chausser des mocassins vernis à pompon, accepter qu’on me cède la place dans le tram avec un sourire de boys scout qui a accompli sa Ba.

Cinquante ans, l’âge de faire un bilan, dessiner des projets, envisager l’avenir avec retenue, rayer de la liste les regrets.

Je me sens au bord d’une piscine, il faut plonger, moi qui sait à peine nager…

Cinquante ans c’est aussi la voix de mon père qui me manque, son rire lorsqu’il me racontait comment mon grand-père avait amusé un compartiment de train en mettant dans la bouche de ma grande tante endormie, une pipe… on s’amusait de peu en ce temps-là.

Cinquante ans c’est toute une vie, combien reste t-il ? Toute une vie…

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 08:00
L'homme est une fonction contre nature...

Quand on parle de la Nature, on pense d’abord aux plantes, aux animaux ou autre organismes
vivants. On ne pense jamais que l’homme, fait partie intégrante de la nature car il est constitué
de matière. L’homme, est issu d’une longue évolution qu’il doit à la nature… jusqu’à
l’émergence de sa conscience et du désir de se détacher de celle qui fut sa nourrice.
Dans le Talmud, on trouve l’histoire du Golem, première être artificiel, personnage fait de
glaise qui se devait d’assister son créateur. Plus proche de nous, le plus célèbre peut-être,
Frankenstein, monstre sorti de l’imagination de Mary Shelley en 1818. La création d’un
homme ou d’une femme sans avoir recours à la nature fascine les êtres humains car la nature
impose une loi des plus radicale : celle du temps. Nous sommes soumis à ce qui est
putréfaction e et la mort nous contingente dans une vision rétrécit de l’univers ou de la vie
elle-même. Qui n’a jamais rêvé d’une vie immortelle à la Higlander ou d’un ersatz qui
vieillirait à notre place comme Dorian Gray ?
Apparaissent alors dans le fantasme ou l’imaginaire des héros qui transgressent les lois de la
nature : les figures de la Mythologie, les super héros chez Marvel , les X-Men … mais là
encore, ce sont des héros qui ont une origine en dehors de la nature ou une entité divine. Les
progrès de la science et des technologies, vont révolutionner l’idée du héros : puisque notre
corps meurt un peu chaque jour, créons des outils de substitution.
Ainsi né le transhumanisme : la technologie pour combattre le vieillissement et la mort. Plus
besoin d’un fantasme de héros immortel, demain, nous serons tous débarrassés de ce handicap
de la condition humaine.
Quand on parle de Nature, on parle d’espèce, de quantité : une forêt est décrite dans son
ensemble et non plante par plante, animal par animal etc… la Nature est à prendre dans son
ensemble, une entité qui a de multiple petites entités et qui s’auto-gèrent, qui sont
interdépendantes. Mais pour l’homme, il en est tout à fait autrement : c’est l’individu qui
prime et non le groupe. La nature se développe parce qu’elle est diverse, l’homme tend lui à
se normaliser. La Nature s’étend grâce à tous les organismes qui la composent. L’homme lui
préfère être seul et ne dépendre de personne. Là où la nature a besoin du « nous », l’homme
oppose le «  je ». .
Le transhumanisme est une transgression égotique de l’homme qui souhaite échapper à sa
condition. L’émergence d’une idéologie de désir de posséder et du paraître favorise le
transhumanisme : il substitut la qualité de vie au désir de quantité. L’homme hybride de
demain dont Steeve Austin ou Super Jaimie sont les Lucie , ne fera plus partie de la Nature et
si l’Homme ne meurt pas, démultiplié , aura t-il encore sa place dans ce monde ?
Et sin on ne meurt plus, que vont devenir nos assassins, nos maris jaloux, nos espions tueurs ?
Que deviendra L’INDIC si l’assassinat n’a plus de fonction ?

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 14:14
Entendu ce matin dans le Tram

Deux filles ados se racontent leur été :

  • Tu te souviens de Mat’ ? Trop beau Mat’
  • Ouais, et trop intelligent….
  • Tu sais quoi ?
  • Ouais ? vas’y…
  • Il mériterait d’être gay !
  • Carrément ça ! Trop cool !
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 11:39
L'apocatastase est-elle une autre rentrée scolaire ?

Ce qui caractérise le questionnement humain est la quête du sens de la vie. Pas la nôtre, mais la Vie avec un  «  V » majuscule qui englobe l’ensemble du vivant… Et quand se pose la question de la vie, et bien la mort n’est pas loin , comme un écho. Me vient toujours cette question : qu’y a t-il après ?

La résurrection est trop complexe car cette terre ne pourrait pas supporter l’ensemble des générations qui y ont vécues. Et puis l’idée de revenir dans mon corps d’origine ne me fait pas sauter de joie, sauf si on me donne le choix de l’âge dans lequel je pourrai revenir...et encore !

L’idée d’un paradis , avec ou sans vierge(s), est un rêve  trop « humain » ou trop naïf. Et l’idée du mérite est contraignant. C’est surtout que, suivant les religions, les pays, les époques, les contraintes sont différentes et contradictoires. Suivant le hasard de ma naissance, je serai soit dans le paradis de les uns, soit dans l’enfer des autres !

L’apocatastase. Voilà la révélation ou la solution : le retour à l’état originel, réintégration.

Dans La mécanique de l’âme, Alice Bailey décrit la vie comme une mouvement d’énergie perpétuel ( je fais court) d’où jaillirait parfois des consciences. Si on ne croit en rien, on retournera à rien ( néant , chaos), si on croit en quelque chose, on retournera dans ce quelque chose.

Encore là ( et oui, chacun ses obsessions) la prière d’Adam est ce vœu de revenir à cet état originel, d’avant la prévarication, l’idée de la réintégration  chère à Pasqually. « Prier, c’est susciter Dieu en soi » écrivait Saint Martin.  Prier, se recentrer c’est trouver ce qui est universel en nous, ce qui nous rassemble. Conscience de partager le même destin.

Alors, peut-être que ce chemin est semblable à une rentrée scolaire : on y mêle la joie de retrouver ses amis, l’appréhension des devoirs et des fastidieuses leçons à apprendre.

La vie est une rentrée scolaire permanente, , une étape fantastique même si on se sent parfois à l’étroit dans les vêtements que l’on porte. « Notre prison est un royaume » comme dirait Gilbert Cesbron

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 15:23

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Pluie fine sur le tarmac. Il fait déjà nuit ici.
Retrouver les clés de la voiture, récupérer la valise.
S'enfuir au parking.
Se sentir chiffonné dans ces vêtements que je porte depuis le matin. Une douche. Envie d'une douche, d'un repas chaud.
Commencer à réfléchir à ce que je vais raconter aux autres.
Et commencer à oublier ou se raconter , rêver d'autres vacances;
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 05:26

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Dans l'avion
Je fais quoi à cette heure-ci d'habitude ? Je transporte le parasol de ma dame hollandaise, je regarde le beau petit couple se prélasser et le maître nageur s'ennuyer .
J'ai laissé un peu de moi là-bas, un partie de moi voyage dans le monde et l'autre se morfond. Calé dans le fauteuil, je fais semblant de dormir pour ne pas répondre à mon voisin.
Rentrer pour retrouver quoi ? Une partie tronquée de moi. Et toujours cette impression d'être soi-même quand on est ailleurs, débarrassé de ses habitudes, de son environnement , de tout ce que l'on connaît par cœur et qu'on finit par ne plus regarder. Voyager ce n'est pas seulement être ailleurs, c'est être en nous et à la fois s'extraire de ce qui fait nous dans le quotidien.
On traverse un manteau de nuages, on entend le bruit sourd du moteur, des raclement de gorge, quelques rires. Je m'enfonce dans un confort ouaté , je n'arrive pas à dormir, je trouve le temps long.
Il est long ce voyage retour;
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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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