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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 07:26
Carte postale de Nancy

Depuis Les Evaras mon père décide une escapade à Nancy. Je l’accompagne. Le souvenir, ce n’est cette ville dont je ne découvrirais que la Place Stanislas et le zoo. Mon souvenir est ailleurs : le voyage ! Nous rejoignons Lyon par voiture avec des amis puis je vais passer une partie de la nuit à Perrache. Non , je n’ai pas rencontré L’Homme Blessé de Chéreau… Une gare ouverte au quatre vents, avec ces clochards, ses punks, ce groupe d’immigrés qui m’accueille sur leur couverture, ces gens qui s’affolent de rater leur correspondante, l’odeur du chaud, de la bière et du café, mais aussi la friture.

Ça pue Perrache en aout, et il faut chaud dans la salle d’attente où mon père confortablement assis, dort.

Moi je regarde tout avec de grands yeux et j’adore ça. Je ne sais pas pourquoi, mais une envie de prendre une valise, un sac à dos et partir. Plus tard quand j’habiterais Lyon pendant quelques mois, je retournerais à Perrache voir partir les trains, regarder les gens se presser. Il y a une envie à chaque fois de prendre la tangente, cette droite qui touche un pointe d’une courbe sans l’épouser et qui plonge sans la rencontrer à nouveau. Les voyages c’est peut-être ça : toucher un point commun à un instant et reprendre sa trajectoire.

A Nancy, nous rendons visite à des amis de mes grands-parents ; les André. J’ai un souvenir de ce couple que mes grands-parents ont rencontré sur les routes de l’exode ( si ma mémoire est bonne) : un immense lapin en chocolat lors de leur unique venue à Pâques il y fort longtemps . Je me dit que pour acheter un aussi grand lapin en chocolat il faut être très riche. Ils s’appellent André, comme le magasin de chaussures de la Rue de la République de Bagnols et celui d’Avignon. Alors petit, je m’imagine que M. André est le propriétaire de tous les magasins André de France, et que c’est pour ça qu’il peut m’offrir ce lapin en chocolat.

Un dernier souvenir de Nancy : la brasserie ! Chez nous, on a des restaurants, même si on y va pas, des guinguettes, on a aussi des cafés, des bars, mais la brasserie, ça j’en ai jamais vu. La brasserie appartient à la ville, pas à la campagne. Ça sent le tramway, les avenues bruyantes, le souper d’après spectacle, le dernier refuge des noctambule et des familles le dimanche.

On dîne sur des banquettes rouge et je commande un cornet de jambon à la macédoine. Je m’invente en attendant cette entrée, tout ce qu’un gourmand peut imaginer pour découvrir, dépité, une simple tranche de jambon dans laquelle on a mis de la macédoine de légume. J’aurais cette déconvenue bien plus tard à Paris où dans une brasserie, je commande la célèbre crème parisienne et avoir dans mon assiette un pâle copie d’une crème catalane…

Et bien fait pour les gourmands !

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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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