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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 11:24

Aux heures chaudes de l'été quand l'esprit est au repos, l'âme vagabonde. Privé de repère , quand on a la chance d'être en-dehors de chez soi, l'esprit oublie ce à quoi on tient pour se redécouvrir.

 

Je relisais Max Guimot , bavard égyptologue passionnant, qui au détours de son livre sur « Les initiations en Egypte » écrit: « quand l'esprit prend congés de ses mondanités, l'âme part à la dérive ». Profiter de ces moments là pour redécouvrir le lien qui nous unit à nos habitudes.tabarka-piscine-004_lightr_72.jpg

 

Prenez Dûrkheim, il nous propose une distinction entre l'Existence et l'Essence. L'Existence est définie par ce que nous faisons, savons et possédons. L'Essence est tout ce qui est déconditionné de ces trois paramètres. L'homme d'essence« pure »,-si vous me permettez ce jeux de mots- serait donc un homme libre, débarrassé de tout ce qui compose son existence.

La prise de conscience est la première étape ou approche de cet état. Le « Pourquoi » remplace progressivement le « Comment » qui, rassurez-vous reviendra rapidement aussitôt les vacances terminées.

La prise de conscience de l'inutilité ou de l'absurdité de certains gestes ou habitudes ou pensées. Ces habitudes sont toujours soumises à l'argumentation de l'esprit qui s'agite à prouver le pratique de celles-ci,

Pour certaines, il s'agirait tout simplement avouer que leur raison est seulement le plaisir qui en découle, cela éviterait à l'esprit cette gymnastique de justification.

 

L'autre étape , plus délicate, et plus profonde, est le questionnement sur la motivation du lien que l'on a construit avec nos habitudes. On peut concevoir que le plaisir peut être à l'origine de certaines habitudes et que celles-ci sont inavouables à soi. Non qu'elles sont perversions ni pêchers, mais de petits défauts qui soumis aux regards extérieurs des autres nous culpabilisent ( essayez de manger une religieuse au café quand tout le monde fait un régime autours de vous....) ou nous donnent de petites hontes.

Chercher le lien qui unit à ces habitudes revient à la raison , la motivation. Laissons l'esprit s'épuiser et regardons la réalité même si elle nous est pas favorable. Elle nous donne alors l'intensité de ce lien. Si ce lien semble dérisoire, il disparaîtra aussitôt avec le questionnement.

Plus délicat est le lien qui entretient les humains. Trop souvent l'autre est perçu comme une charge ou une obligation. L'autre doit être un révélateur de soi : j'aime chez l'autre les qualités que je voudrais voir chez moi. Redécouvrir le plaisir de la rencontre et de l'échange avec l'autre. Cette recherche concerne aussi bien notre environnement familial qu'amical : retrouver le plaisir de l'autre, l'énergie qui se dégage de nos relations de nos rencontres. Les liens professionnels sont assez confus pour ne pas privilégier les autre formes de relations.

Plus facile sera d'observer les habitudes de pensées. Elle offre un pré-requis systématique et des a-priori risibles lorsqu'ils sont mis à nus.

 

Pourquoi attendre les vacances pour travailler sur soi ? Parce que c'est sans doute à ce moment là de l'année où nous nous rencontrons vraiment ; nos ne sommes plus collègue de travail, voisin ou parent, seulement un touriste comme tant d'autre , isolé et fondue dans la foule. Cette foule qui est très différente de moi mais qui au fond par sa spécificité de « étranger à cet endroit » est moi.

Dans l'anonymat où on attend rien de moi, je peux vivre en action et non en réaction.

Car , et nous y voici, les habitudes sont trop souvent conditionnées par une réaction, à des stimuli venant de l'extérieur. Cette remise en cause nécessite d'être éloigné de chez soi donc de ses habitudes , d'être seul et suffisamment sincère avec soi pour approfondir son questionnement. Car ne nous y trompons pas, ce sont nos autoroutes de l'information dans notre cerveau qui forment notre esprit, changer ces autoroutes s'est déstabiliser notre esprit , partir à la dérive pour découvrir la réalité plutôt que nous complaire dans notre vérité.

 

Max Guilmot termine par une image entre l'Homme et la navigation.

L'homme est un bateau : il doit briser ses amarres et dériver pour redécouvrir le contour des côtes qu'il habite. Hors de son quotidien et de sa routine, de son familier , l'esprit travaille ailleurs sur un autre plan; et les paysages que nous possédons sont perçus autrement . Le monde nous apparaît alors comme un décor coloré , presque factice et peu à peu se révèle enfin un nouvel horizon.

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Published by taotesqui.over-blog.com - dans Chroniques du Tao
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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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