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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 12:55

 

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Il y a trois moments dans l'année où on s'engage à prendre de nouvelles et bonnes résolutions: le 1er de l'an , la veille des vacances et la rentrée. Passons sur les deux premiers , on verra ça en 2013.

 

Nous revenons des vacances détendus, plus ou moins heureux de retrouver nos habitudes et , j’espère , encore habité de ce que nous avons vu, vécu ailleurs pendant cette parenthèse, si nous avons eu la chance d'un ailleurs. Et nous voici replonger sans pallier de décompression dans les embouteillages du matin, les gaz d'échappement , le brouhaha dans les transports en commun , cette promiscuité non-voulue, la sonnerie du téléphone, , une longue liste de courriels urgent à répondre, la pression de la direction, l'exigence de plus en plus agressive des clients ( j'ai payé moi, j'ai donc droit à...) . Ajouter à cela mettre à jour sa page Facebook, commenter celle des amis, écouter les plaintes des collègues sur la rentrée ou leur ras le bol de leurs vacances, sans compter sur les courses au supermarché, ré-entendre le bruit des chariots s'entrechoquer et cette voix essoufflé dans le haut parleur annonçant la fin d'une promotion dans 5minutes alors que le produite est déjà dans le caddie, les râles de la file,d'attente toujours trop longue et forcément je n'ai pas pris comme d'habitude celle qui avance vite., les lèvres se pincent et les tempes cognent sous l'afflux sanguin ....STOP !

 

Toutes ces activités ont un point commun, une racine commune : elles sont des réactions à des sollicitations externes. Rien n'émane de vous, tout n'est que réaction.

Alors comment faire pour se retrouver quelques instants, comment être soi-même quand vous avez cette désagréable impression d'être en pilotage automatique ? Comment se mettre en retrait de ce vacarme ?

Notre quotidien est soumis à un stress permanent . Le stress est nécessaire pour parfaire l'adaptation en milieu ou situation hostile, obligatoire pour survivre . Sans stress point de survie. Mais là on ne parle pas de situation de survie : le bureau, les enfants, le supermarché ne sont pas des situations où nous risquons notre vie. Resquiller une place dans la file d'une caisse n'est pas comparable à éviter un sniper ou un kamikaze. Relativisez la notion de stress. Paradoxalement, la télévision nous impose des images violentes de guerres , de famines, de faits divers sordide qui devraient permettre de relativiser notre stress mais qui, au contraire, par le mécanisme de la peur que suscite ces images renforce notre stress, du moins renforce l'idée d'insécurité. Le journal télévisé devrait nous connecter au reste du monde et voilà qu'il se transforme en repli sur soi. Toute cette agitation crée le désordre émotionnel. Il est impossible d'être soi-même quand l'émotionnel prend le pouvoir dans l'intensité de la perception du réel. Si nous sommes les émotions que nous ressentons et que nos émotions apportent confusion et peur alors nous sommes confusion et peur ; du moins nous sommes le résultat de facteurs externes qui exaspèrent et radicalisent nos émotions. Et si nous sommes le résultat de plusieurs combinaison de réactions, nous ne sommes pas. Si vous ne maîtrisez pas vos émotions, vous vivez alors d'impulsions.

Pour se recentrer, il est nécessaire de se mettre en retrait du monde. Non pour le fuir mais pour reprendre le contrôle. Pour se recentrer il est donc nécessaire de méditer. Méditer c'est se retrouver, c'est redonner du souffle à son cerveau, réguler ses émotions. La méditation permet de réduire le taux de cortisol qui est l'hormone du stress. Nous n'arrivons pas à trouver de solution lorsque nous ruminons un problème ou une situation délicate à gérer Nous avons besoin de modifier la circulation des informations pour trouver une issue. Et ce n'est que dans le calme que les routes d'informations du cerveau se libèrent.

A vous de trouver votre méthode. En voici une assez simple , elle nécessite cependant une pratique régulière et du sérieux, tant pis pour le « quand dira t-on ».

Installez-vous assis, le dos droit bien calé au dossier, les mains sur les cuisses. Commencez par par une série de respirations amples . Sept respirations et bloquez votre respiration entre l'inspiration et l'expiration.. Vous pouvez effectuer 3 série de 7 afin de trouver le calme propice . Ne laissez pas votre esprit s'accaparer de vos respirations. Ne prêter pas attention aux idées qui surviennent et qui tentent de vous détourner de votre concentration.

Formulez tout ce qui vous oppresse sous une couleur ou une personne ou vous même :

 

Pour la couleur : inspirez un couleur qui symbolise le négatif , « lavez »là en fin d'inspiration pour donner naissance en expirant à une couleur qui symbolise le positif. Accompagnez cette nouvelle couleur en lumière que vous inonderez des lieux qui en manquent ( bureau, bus, rue, quartier)

 

Pour la personne : inspirer cette personne quand elle vous blesse ou en souffrance, en fin d'inspiration «  digérez »-là et expirez là en personne apaisée ou souriante. Une variante : inspirez la personne à qui vous en voulez ou celle qui vous fait du mal ou celle dont vous avez peur et expirez quelqu'un d'amical. La relation avec cette personne se modifiera car vous ne la redouterez plus.

 

Pour vous enfin, inspirez une de vos grimace ou une souffrance intérieure, en fin d'inspiration visualisez cette grimace ou angoisse rentrer dans votre plexus solaire et ressortir par le cœur en expirant un sourire ou une immense impression de paix.

 

Cette forme de méditation est très simple . Mais il faut commencer par la simplicité pour qu'il y est accomplissement. Ne pas se décourager vite en postulant des méditations complexes qui se retrouvent dans des livres spécialisés et qui souvent s'adressent à un public déjà aguerri. Cette méthode est accessible à tout type de personne et tranche d'âge. Et si vous êtes assidu à ces exercices , vus verrez une forme de dépendance bénéfique.

Elle permet également dans un cadre thérapeutique un accompagnement. Attention il ne s'agit pas d'éliminer la douleur mais de diminuer l'importance de la souffrance. Elle ne substitue pas à une thérapie ou un traitement.

 

Ma méditation c'est relâcher la pression, émotionnelle qui brouille votre vision de la réalité et permet de hiérarchiser les problèmes à traiter, distinguer ce qui est important et ce qui est futile.

Elle est indispensable à l'équilibre de votre monde comme nous l'enseigne La Tseu :

 

« Qui connaît la quiétude connaît l'ordre

Qui connaît l'ordre connaît le constant

Qui connaît le constant connaît l'illumination »

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Published by taotesqui.over-blog.com - dans Chroniques du Tao
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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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