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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 12:41

P1020728En vieillissant, les jours d’anniversaire ne sont plus des décomptes d’années. Tout au plus un inventaire d’absence.

Il y a les absences qui comptent, celles dont le manque se fait ressentir parce qu’elles étaient partie intégrante des jours de fêtes, racines familiales ou amicales, et qui parfois révèlent une trahison quand la vie continue pour nous et plus pour eux.

Il y a des absences joyeuses, celles qui viennent au détours d’un parfum, d’un regard ou d’une musique. Wilder in the Wind de Bowie en fait partie, souvenir d’une K7 laissée sur mon bureau avec cette simple mention : Pour toi . Absence joyeuse, témoin du « c’était quand même pas mal en ce temps-là » sans verser dans le mièvre et ridicule «  c’était mieux avant »

Et les absences dont on se fout…ces amis indispensables dans certaines circonstances, que la vie éloigne et qui nous manque pas  et nous mesurons après coup que ces relations étaient imprégnées d’obligation plus que de plaisir.

 

Mais tout ça ne me rend pas pour autant  triste ou nostalgique, pas de pesanteur, une vie qui avance avec ses présents ( ça tombe bien pour un anniversaire…) et ses absents. C’est une erreur de croire que plus on avance,  plus on cumule, il n’y a pas de croissance exponentielle forcée, la vie n’est pas une formule comptable.

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 11:28

P1020728

 

L’idée est toute simple, mais elle n’est pas bête……

Dans les années 70, un jeune garçon reçu avec son Pif gadget un branche de sapin. Sur son insistance, son père l’a planté dans le jardin et y a accordé beaucoup de soin, cette branche vendue avec l’exemplaire de Pif est devenue un immense sapin.

Les années ont passé et cet enfant devenu grand et photographe, a lancé un appel dans les journaux, pour retrouver les enfants qui eux-aussi avaient planté cette branche de sapin. Il reçut 180 réponses ! Ce qui est extraordinaire , ce sont les lettres qui accompagnent les photos de ces arbres ; toutes les histoires racontent la même chose : l’enfance…. Chacune de ces lettres racontent que sur l’insistance de l’enfant et de la mère, le père a planté cette branche qui aujourd’hui est devenue arbre. Beaucoup de pères ne sont plus de ce monde, et ces sapins en grandissant ont étendus leurs racines dans le mémoire des enfants .

Moi je n’achetais pas Pif Gadget toutes les semaines, c’était cher et je pense que le dépositaire de mon village ne devait pas en recevoir énormément. Et vous je détestais un camarade d’école qui lui arrivait à monter les gadgets quand moi, même le pois sauteur n’a jamais sauté dans sa boite d’origine, je ne parle même pas de la fronde en plastique qui s’est disloqué au premier jet de caillou ; il doit sans doute me rester quelque part dans le grenier la dent de Rahan, seul gadget qui ne nécessitait pas de montage.

Le père du photographe est décédé au pied du sapin de Noël l’an passé, comme sont partis un grand nombre des autres, et le rapport des mots collés aux photos des sapins, sont d’une émotion intense, en les lisant , j’ai y lu mon histoire.

Les Sapins de Pif Gadget, expo à voir jusqu’au 12/10 à L’Atelier dans le cadre de la PQN ( Nantes)

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 05:28

P1020728Lors de sa nuit de noce, Amal Alamuddin se serait écriée : George Clooney is inside !

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:58

P1020728Le visage effleurait la vitre du tram, écouteurs sur les oreilles, ses yeux étaient encore dans ses rêves. Il n’était pas porté par la musique, ne somnolait pas, mais évoluait entre deux mondes.

Vous avez tous vécu ces petits de moment de grâce quand, juste avant la sonnerie du réveil, on tente de prolonger les rêves quand ceux-ci restent encore fortement présents. On les prolonge, les réinvente, les modifie, petit moment intime d’arrangement avec soi avant que le nécessaire quotidien emporte tout : café, douche, tram, ordinateur, pesanteur, clients, soupirs, patience…..

Petits moments de grâce et d’infini comme quand on était gosse et qu’on s’amusait à « plus tard je serais… » et puis l’extérieur fabrique quelqu’un qu’on ne reconnait plus si on se pencher en arrière, un peu trop, comme à la faveur d’un rêve, un autre encore pour s’échapper.

Il sourit, pas à son voisin ni à  moi, ce qui est injuste vu l’attention que je lui porte, il sourit face à la vitre du tram rendue opaque par l’épaisse brume de ce matin. Il descend au prochain arrêt, qu’est-ce que cette journée fera de lui ? qu’est-ce que cette journée fera de moi , qu’est-ce que cette vie fera de moi, est-ce que je serais les rêves que j’étirent le matin ?

Un phrase me vient de Weil : «  Tout ce qui est fragile est nécessairement beau », je le suis du regard, se perdant dans la foule, et je me surprend à sourire.

Et commence la journée, le tram du matin, l’ordinateur, les clients, soupirer, attendre, patienter , patienter…..

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 11:29

images-copie-6Y'a de quoi désespérer de l’Humanité parfois….. Des siècle de littérature, de musique, de peinture, d’accès aux beaux et au bien, de peinture, de films , de penseurs, de philosophes, la famine recule, la science fait des progrès, la médecine  avance….. et tout s’écroule face à la barbarie. Savez-vous que c’est Auguste Comte qui est à l’origine de la devise du Brésil ? « Ordre et  Progrès » , il se retournerait aujourd’hui dans sa tombe en regardant le Jt. Comment comprendre que des siècles de culture puissent être balayées ?

Prenez Wagner, à qui on doit les plus belles ouvertures d’opéra , et bien ce brave homme n’hésitait pas à afficher sa haine du juif en disant qu’il fallait « les bruler tous ». Comment peut-on  écrire des chefs d’œuvre et vivre par la haine ? A notre niveau également, comment pouvons être touché en toute sincérité par un film, une musique et tenir des propos raciste,  détester un homme politique ou autres . Considérons-nous comme des salauds pour autant ? Pourtant nous avons accès à la culture et à l’information… je sais ce que vous allez me dire : on peut est contre quelque chose sans assassiner . Oui effectivement, nous on assassine pas, on ferme de temps en temps les yeux sur les actions de nos dirigeants et on laisse pourrir des situations qui deviennent chaotique .

Le pire est de constater comme pour ce cher Richard, que toutes ces sommes de connaissances, d’émotions, de savoirs, n’arrivent pas à faire un tout mais arrivent à dissocier, comme pour créer des mondes à part, comme nous fractionner . Ainsi nous devenons barbare quand nous le décidons, l’instant d’après le meilleur père de famille, mais le fait d’aimer son enfant se dissocie du fait d’aimer l’autre. Pourtant, l’amour reste de l’amour.

Face à cette barbarie, j’ai l’impression que l’Humanité fête ses siècles d’inutiles avancées par le retour à la bestialité

 

Ordre et Progrès de Comte se transforme en chaos et Barbarie , Ya de quoi être désespéré de ce monde …

Ca me rappelle une chanson de Thièfaine : « Nous étions des danseurs d’un monde à l’agonie….. »

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 12:21

images-copie-5

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 11:11

mamika2Il n’y a aucune différence entre celui qui sait et celui qui ignore. Chacun vit dans ses certitudes, a une manière d’être, suit une philosophie de vie. Seul celui qui recherche est dans le doute et la confusion : chaque découverte apporte son opposé et porte vers d’autres chemins de connaissance. Rien n’est définitif et l’enthousiasme éphémère car ce qui est pris pour valeur fluctue en permanence.

Mais de là à vous dire pourquoi j’ai pensé à ça dans le Tramway ce matin…..

 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 14:33

P1020728Ceci est peut être mon dernier post. Je suis victime de moi-même, je n’en veut à personne, mais j’ai fait une promesse que je me dois de tenir.

J’ai cru au début que je pouvais m’y dérober, sous le coup de l’enthousiasme tout le monde aurait compris qu’il s’agissait d’une adhésion , disons, involontaire de mon plein grès. Un effet de groupe quoi…. Sauf que j’étais  tout seul et que cette promesse m’est revenue hier sans crier gare.

Alors puisqu’une parole donnée et une parole à respecter, à l’heure où vous serez tous dans les  bras de Morphée, dimanche matin, bien au chaud dans vos rêves où vos esprits languis se prélassent dans les plus inavouables désirs, à l’heure où les enfants sages se réveillent les yeux pleins de sommeil croisant leurs aînés se couchant après une longue nuit d’ivresse, moi je ferais un…footing !

Vous pouvez rire, ricaner ou pouffer, mais qui vous dit que je ne serai pas adossé à un châtaigner ( ou autre, peu importe...) à l’heure où le soleil me tendra les bras de ses rayons peinant à percer la brume matinale, je serais, dis-je, adossé , me tenant le cœur qui , faiblissant, me lâche sous le coup de cet ultime effort dont personne, je dis bien personne, me le demandait, habillé bêtement d’un survêtement dégriffé et attifé horriblement d’un de mes polos de rugby qui me donnent des épaules larges et guerrières . J’aime trop la vie pour mériter ça !

Anne : si je meurs à cause de toi et de cette promesse stupide, je ne t’adresserais plus jamais la parole !

 

Ps : sans nouvelle de ma part lundi, merci d'envoyer le Samu quand même...

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 06:48

P1020728J'ai appris à voler une nuit, j'ai rencontré des personnes incroyables, j'ai voyagé par le monde et j'ai vécu plusieurs vies en étant endormie.

Ce qui est paradoxal, c'est qu'en état de faiblesse, j'ai atteint des sommets de forces, en étant limité j'ai vécu l'illimité. Mon corps endormi et soumis à toutes formes de prédations, j'ai pu être vivre des situations incroyables et non-soumises à la pesanteur de la matière.

Devons nous connaître la faiblessse pour décpouvrir la force ?

Le rêve est un levier entre ces deux pôles. Mais une question demeure : quel est le point de levier, quel est le point où doit s'appuyer le levier pour élever et quelle est l'énergie qui force sur le levier ?

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 12:43

 

P1100036 papate sillon copie(2)

Les cruautés d’aujourd’hui nous ont fait oubliées l’humanisme d’hier.

Dans Les  Karamazov, Ivan dit que toute entreprise qui coûterait une âme d’enfant, ne serait pas  une bonne entreprise.

L’humanité, ou du moins une partie de l’humanité, drapée de convictions nationalistes, religieuses, partisanes , nous rappelle notre condition misérable qui se révèle à nous à chaque déchéance . Décapiter un humain, enterrer vivant des groupes d’humains, interdire, autoriser, tuer, emprisonner, torturer, rien ne justifie quels entreprises que ce soient si c’est pour recevoir en retour des larmes et des générations latentes de désirs de  revanches .

Rien ne justifie ne serait-ce qu’une larme d’un enfant disait Ivan, rien ne justifie cette chute de l’humanité au profit de la vanité d’un nombre ridicule de personne. Car ce que l’on devrait enseigner à tout humain à sa naissance c’est qu’il existe deux destinées : l’individuelle et la collective et que les deux sont liées. Personne n’empêche de devenir, de se réaliser mais si c’est au dépend de son prochain, alors la réalisation dépendra uniquement de ce que  les autres auront comme capacité à ne pas voir une larme d’enfant.

L’Humanité, par la prière d’Adam le jour de sa chute, a une histoire, un objectif, celle de la réintégration et non de la dissolution. L’histoire humaine pour réaliser cet objectif, doit se débarrasser de tout attachement aux notions d’idéaux politique, de religions ou de quelconque idées qui lierait aveuglément  un individu à un orgueilleux. L’innocence et la sincérité ne sont pas des gages de réalités,  et la naïveté se rend complice de la plus cruelle persécution.

Rien ne justifie une larme d’un enfant

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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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