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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 12:00

P1020728

« Les gens me disaient : vous verrez quand vous aurez notre âge. Aujourd’hui j’ai leurs âges et je n’ai rien vu ». Cette anecdote citée par Satie me fait penser à une autre « vérité » beaucoup trop assénée contre moi étant plus jeune.

Combien de fois ai-je entendu : «  la vie t’endurcira », j’arrive à un âge où je devrais sans doute être endurci, mais la vie ne m’a pas endurcie, elle m’a rendue méfiant, méfiant de moi-même, de mes réactions, mais ne m’a jamais endurcie.

Dans  La Grâce et la Pesanteur, S.Weil nous met en garde contre les armures que nous revêtons. Ces armures, ces systèmes d’auto-défense, loin de nous aguerrir, nous faussent notre vision des choses et créent notre vérité. Elle peut être louable : celui qui cherche la beauté dans ce monde, n’est certainement pas un agressif, oui, mais en cherchant que la beauté on risque de ne trouver que la laideur : l’esprit petit à petit se ferme pour ne voir que par un seul prisme, et ce prisme, aussi louable soit-il, n’est qu’un trompe œil.

Créer une rugosité avec le réel en se forgeant des armures, celles qui n’accueillent plus la nouveauté, nous exclut de la réalité. S.Weil nous propose alors de vivre nu, de vivre sans armure, sans idée d’absolu pour pouvoir accueillir toutes les idées, toute la vie, à nous de placer ce que nous voyons alors dans des niveaux différents. L’armure nous protège et nous isole : si elle empêche d’entrer les souffrances, elle empêche aussi la découverte de la profondeur. La recherche de pureté, la quête de l’innocence n’empêche en rien la souffrance.

Vivons nus….

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 14:38

P1020728Tous les quatre ans une sorte de réconciliation se met tacitement en place entre ce que l’on nomme les élites et le populaire. C’est le foot, le temps d’une compétition, qui met tout le monde d’accord.

Ceux qui voient une revanche du populaire sur la culture dominante ne sont pas loin de la vérité. Celui qui est désignés comme le Velgum Pecus, a le droit tous les quatre ans d’étaler sa science sur les hors-jeux, coups francs et stratégies ballonesque. Celui que la presse interroge avec amusements accompagné de la fameuses ménagère de moins de 50 ans, ce bouseux aviné au Bar des Sport devient durant cette parenthèse l’expert auprès duquel il est indispensable de fraterniser pour savoir et anticiper et même, briller devant ses collègue et en période de renégociation salariale , épater son patron.

Mais le Foot , la Coupe du Monde, s’il vous plait, rassemble. Et on s’est aperçu que le cadre qui venait déjeuner sur le pouce à midi, revenait le soir pour suivre les matchs avec l’employé ou l’ouvrier qui lui a ses habitudes de l’apéro quotidien. Et les deux s’entendent, d’une même voix . On entend qu’un son de « OOOOOHHH » ou de « WAAAAAAAAH » à l’unisson, à en faire pâlir de jalousie les Chorale à Cœur Joie de nos paroisses.

Revanche du populaire ou relâchement de l’ élite ?

Même les politiques redeviennent des gosses en répondant en souriant aux journalistes qui se risqueraient à leurs demander un pronostics. Ils sont même touchants nos dirigeants , voire même humains nos patrons dès qu’ils parlent de Foot…. Trêve des confiseurs, ou simplement tentation de mimétisme. Peut-être, plus prosaïquement, le Foot révèle notre côté franchouillard et nous démontre que les barrières , sociales, culturelles, que quotidiennement nous dressons sont finalement si fines, si dérisoires, que ’elles en sont factices.

Un ami que je remercie chaleureusement, m’a expliqué ce qu’était une « piche » : sorte de caricature des icônes adulées. Finalement, nous avons tellement peur de nous ressembler, que nous devenons des caricatures de nous-mêmes par peur de ressembler aux autres. Alors pour une fois, tous les quatre ans, nous abolissons cette idée de l’unique pour une idée d’unicité. Nous mettons tellement d’énergie à vouloir se différencier, que nous sommes nos propres piches.

Ne soyons pas triste, sur la lancée nous aurons le Tour de France, du moins les premières étapes, et puis chacun repartira dans sa sphère, ignorant superbement l’autre, , revenant à la normalité de notre occupations, celles qui nous rassurent, celles qui nous font ressembler à nous –même et surtout aux autre piches... Mais rassurons nous, nous avons le droit tous les quatre ans d’assumer notre côté blaireau !

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 12:27

mamika1b

 

Le pardon est difficile….

 

Il est facile et tellement bienveillant de parler du pardon, mais quand nous sommes confronté à une trahison, celui-ci devient difficile.

Victime ( et encore ce mot est mal utilisé de ma part, mais c’est pour me plaindre…) de ce que j’appelle « un coup de vache » , je ne décolère pas depuis 1 mois. Je peux comprendre la trahison quand celle-ci, même contre moi, est compréhensible dans la motivation de l’autre, cela m’est déjà arrivé et le pardon est survenu très vite. Mais ne comprenant pas les tenants et les aboutissants de cette affaire, me voilà plonger dans une abîme de perplexité. Je ne suis pas dans la haine ou la détestation, non, je suis dans le non-désir : ne plus avoir envie de continuer, plus de confiance , ressentir qu’un lien s’est cassé et ne peux être rafistolé.

Il y a partage quand il y a amour, on ne peut pas trahir sans rejeter l’autre, il n’y a plus de partage quand l’autre n’est plus.

Au fond, c’est sans doute la confiance et l’amitié que je portais qui laisse un goût amer . Pardonner c’est d’abord un acte de soi vers soi : c’est retrouver une sérénité intérieure. Et puis, me direz-vous, le travail n’est pas une zone de partage, mais un jungle où se disputent les ambitions de chacun.

Mais comme dirait mon pote Manu, je suis un compatissant, un affectif, et j’ai besoin de confiance et d’harmonie autours de moi pour avancer. Cette harmonie étant déséquilibrée, un processus long et fastidieux se met en place : le rejet ou le deuil.

D’où mon post de l’autre matin :

 

La seule volonté d'être tranquille ne suffit pas à garantir sa tranquillité. Journée à peine commencer et à oublier, la nécessité des autres, le besoin de l'autre, confronté à ma seule envie de vouloir être seul, au moins une journée, être dans le silence.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 09:36

tabarka-piscine-004 lightr 72Lorsqu'il fait très chaud en Crête, rien ne distingue la mer du ciel. La couleur est identique. Seul un voile léger enveloppe le ciel qui lui donne une consistance différente et les montagnes sont couleurs craie; blancs fantômes délimitant, dessinant la côte.

Mais au soir, le reflet du soleil couchant fabrique un pont d'or entre l'horizon et nos yeux. Et le spectacle commence : le ciel dessine un rectangle parfait qui va de lie de vin à rose pâle, la mer se pare d'une auréole.

Les touristes sur le grand balcon du bar se pressent vers la lumière, même les ados lâchent leurs portables... Je suis rassuré, la nature arrive encore à émerveiller les humains.

La lumière du soir nos innonde avant de sombrer dans le noir complet, c'est au tour de la mer de nous signaler sa présence par le maigre ressac .

Je rêve que ma vie soit semblable à ces couchers du soleil : donner de la lumière avant de sombrer dans l'abîme.

Dernière soirée crêtoise....

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 12:13

P1020728Nous sommes tous d’accord que la principale souffrance de l’être humain est sa solitude, cette capacité à se croire séparé de tout. Quand on parle de « tout », ou du moins quand je parle du « Tout », je parle toujours de la Vie, des Autres, du Principe de vie, du Grand Architecte, de l’Amour…. De tout sauf… des ordinateurs !

Lundi me voilà seul au monde avec mon ordinateur à la maison qui a décidé de plus répondre à mes opérations. Deux heures d’attente pour obtenir 1 page et dix messages d’erreur ; bref, je me suis mis en colère, mais grande colère ! La colère me rend honteux une fois passée, une fois repris mes esprits. La colère face à  un ordinateur malveillant ( si si, malveillant) est une colère vaine : il n’encaisse pas mes coups, ne culpabilise même pas à mon coup de gueule et surtout, ô mépris, ne ressent rien face à mon désarroi.

La colère nous soustrait à nous car elle nous rend autre, ce n’est pas nous quand nous sommes en colère. Oui mais face  à un ordinateur…. Peux ton parler de colère et est-ce immoral ? Quelle est la position de l’Eglise sur ces objets sans vie, quelle est la position du Dalaï Lama face à cet objet dénué de toute compassion ? Quelle l’attitude d’un Martiniste face à l’excès de la matière ?

Ma colère était dû à une incompréhension totale entre nous et une immense tristesse de ne pas savoir communiquer . L’avoir rudoyé n’a servi à rien et il est rangé maintenant dans le placard du bas, avec toute ma profonde indifférence.

« Après l’amour, le premier qui dit quelque chose, dit forcement une connerie » disait Jules Renard, après une colère face à un ordinateur , on ne sent forcement con , honteux et pour tout dire tellement petit : cet objet nous a ramené à l’état de mesquinerie , celle qui consiste à ne voir que le mal chez l’autre en sachant très bien que la bêtise anime ce jugement. Le pire c’est d’en être conscient et de s’entêter.

Mea culpa, je dois présenter des excuses à mon ordi, mais orgueilleux comme il est, c’est pas sûr qu’il m’écoute et qu’il me pardonne.

L’Apocalypse selon Christian début assurément avec ces mots :« Et les Dieux en colère pour punir les humains, firent venir sur Terre, les informaticiens »

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 13:09

P1020728Je sais, je suis pas d’ici, pas la peine de me le rappeler…. Je ne suis pas de l’Ouest, moi je viens du Sud, je ne suis pas de la Loire mais du Rhône. Mais je comprends quand tu me dis qu’on ne peut pas appréhender un lieu si la mémoire émotionnelle n’a pas fait son creuset pendant l’enfance. Que veux-tu que je te dise, que quand je parle de crachin, de marée, de vent dans les haubans, tout ça ne fait pas parti d’un folklore mais d’une immense affection, comme une vague qui submerge et qui emporte tout. Non, tout ce que je ressens quand je suis en Bretagne n’est pas relié à l’enfance, mais cela ne me donne pas d’handicap et  cela ne te donne pas plus de droit que moi. Justement, on est moins enclin à pardonner quand on aime par habitude, quand tout fait partie de soi et que l’on cherche à se différencier par soucis de singularité.

Moi je n'ai pas ce problème : je suis indulgent parce que j’aime…. Pas parce qu’on me l’a demandé ou parce que je souhaite m'intégrer, non, j’aime parce que je me sens , curieusement, chez moi sur les sentiers de douaniers, dans les tamaris qui bordent les dunes et sous les averses d’hiver. Et je suis indulgent parce que j’aime, et il me semble que tout se pardonne avec l’amour.

Je ne suis pas d’ici, je n’ai pas mes racines ici, non, mais toi, qu’as-tu fais de ces racines ? Tu n’y vas jamais et quand tu en parles à ceux qui ne connaissent pas, tu l’encense, et quand tu en parle à ceux qui la connaissent, tu deviens orgueilleux et tu dénonces tout ce qui ne te plaît pas. Finalement, tu sais, quand on aime, on partage, on ne veut que le bien ou le beau, on ne cherche pas à se différencier mais porter sa différence et l’offrir….

Je ne suis pas d’ici, tu as raison, c’est encore mieux que ça…

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:25

images-copie-5Il avait un filet de voix qui portait dans les aigues et qui obligeait à tendre l’oreille pour écouter. Au bas de la Bute Saint Anne, je voyais souvent en fin d’après-midi par la fenêtre du bus, sa silhouette élancée , sa démarche aussi raide que son nœud de cravate, fouillant du regard à la recherche oisive de tout et n’importe quoi qui alimenterait le capharnaüm appelé par erreur garage. Il prenait tout et ne se séparait de rien.

Le soir , nous écoutions avec concentration les émissions radiophonique, à l’issu des exposés ou des débats, il fermait le poste radio et avait cette faculté de résumer 1 heure d’attention en une phrase, souvent teintée de malice. Malicieux fut aussi un soir où dans un fou rire étouffé, il nous avait conté comment il avait plongé tout un village dans le noir suite à un mauvais branchement d’un grille-pain bricolé. Trente après, lui avais-je répondu, je ne vous dénoncerais par à Edf ! Et son fou rire gêné et enfantin avait redoublé.

Je l’avais convaincu de venir avec moi visionner un film que je considérais alors comme le plus beau film que ne je n’avais jamais vu, Locataire de CKim Ki-duk, film coréen superbe. A la sortie du cinéma, avec son épouse, devant son silence, je lui demandais ses impressions. Il m’avait simplement dit : «  Curieux….. Mais  le terme plus-beau-film-que –je-n’ai-jamais-vu me semble exagéré Christian »

 

Un premier mai nous avions accompagné un groupe effectuer une visite des quais de Nantes. Devant une façade notre guide nous donna une traduction d’une phrase latine gravée au-dessous d’un macaron. A cette énoncé, il avait simplement toussé deux fois et rappelé une règle qui lui semblait élémentaire de grammaire et corriger devant le groupe silencieux, la traduction du guide.

 

Il y a des histoires qui passent, tout doucement , au fil d l’eau, comme la Loire qu’il affectionnait. C’était « le patron » comme l’appelait son épouse, il flirtait avec 88 printemps, et fossoyeur, si tu fais une faute sur sa tombe, attends-toi que ce professeur de français et latin te hante jusqu’à correction…

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:38

P1020728Je ne sais pas lire une carte routière. Pour ceux qui me connaissent, ce n’est pas un aveu mais une réalité. Donc nous voici sur la route et cette sacrée commune de Saint Sébastien qui me pose un sacré problème…. Il fallait sans doute, ou très certainement , tourner à droite vers le  centre-ville ou peut-être au rond-point prendre à gauche et longer la Loire…. Je ne sais plus, mais pendant ce long silence qui , en règle générale, suit une dispute, je me suis aperçu que ce n’est pas une carte routière qui est mon ennemi mais ma mémoire tout simplement.

J’ai intégré depuis le début de notre installation à Nantes, que Saint Sébastien est le long de la Loire et ainsi arriver sur les embranchements souhaités. C’est ma mémoire qui dicte ma perception des cartes routières, et il est difficile de modeler ma mémoire sinon de faire un reset global.

Je ne suis qu’habitude.

Pour information, j’ai vécu quelques années dans un petit village à 50km de chez mes parents, et bien croyez-le ou non, pendant mes trois ans de résidences, je n’ai jamais emprunté le même chemin pour me rendre chez mes parents, me perdant sans vergogne parfois et me retrouvant dans des endroits improbable et inconnu souvent.

Je fais confiance à ma mémoire, et je n’ai pas de mémoire… je crois systématiquement que le monde est, que Saint Sébastien est, là où je le pense être, et que si je me perd toujours dans cette commune, c’est qu’elle n’est pas là où elle doit être ( mais il manque des panneaux de direction pour s’orienter, si je peux me permettre).

Mon principal défaut est un défaut de mémoire et je fais confiance à mon principal défaut qui est ma lacune, ma source de confusion.

Mais pendant ce long moment de silence où je n’ose même pas respirer ( de peur de donner une mauvaise indication routière !) j’ai découvert qu’en fait ce que l’on trouve normal ou pas est une pure projection de soi sur le monde.

L’autre jour à la télé , un acteur disait qu’il n’avait pas eu une enfance « normale » , comme tous les autres, car ses parents étaient divorcés. Dans le profond silence de la voiture, je repensais aux copains de lycée dont les parents étaient divorcés et effectivement ils n’avaient pas eu la même vie que moi. Mais moi ,mes parents vivant ensemble, je n’ai pas eu la même  vie qu’eux. Mais qui d’entre nous était normal et qui ne l’était pas ? Enfant, mon père travaillait à l’usine et était également viticulteur. Pour moi ce n’était pas normal d’être plusieurs fonctions en même temps. Pour moi, un papa, travaillait dans un bureau, et partait en vacances à la mer avec ses enfants. Donc tout le contraire de ce qu’on pouvait vivre : il travaillait à l’usine la nuit, dans ses vignes la journée et nous amenait en montagne l’été ;  mais qui dit que cette situation ne semblait pas hors du commun pour autrui alors que pour moi elle était extravagante ?

Dans le silence de la voiture, bien après avoir laissé Saint Sébastien loin de la Loire, je me disais que si je n’avais pas postulé autant de chose sur ce qui est normal ou pas, j’aurais pu appréhender la réalité et aimer très fort ce que je vivais.

Dans le silence de la voiture où maintenant la radio diffusait un concerto de Brahms , je repensais à la formule de David Malouf : être tenté parfois d’être de suspendre le temps, le temps à ce moment-là de reconsidérer les choses, de rejouer la partie et modifier le présent. Tellement de choses à se faire pardonner, tellement de mots d’amour ou d’affection à dire, à rattraper .

Finalement , cela a du bon de se tromper et de ne savoir lire les cartes routières.

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 12:08

IMGP0245

 

Quel gâchis, avec un circonflexe, juste pour accentuer la remarque, un accent d’indignation ou de résignation. Quel gâchis, les tragédies humaines se comptent en victimes : 300 lycées noyés, 200 collégiennes enlevées, 120000 morts en Syrie … tous ces nombres ne semblent plus nous parler tant le volume devient abstraction.

Quelle valeur, si ce n’est que purement émotif, attribuons nous ? Une mort proche nous parle, nous déstabilise, «  Une mort, rien qu’une mort de plus, et pourtant tout un Univers qui s’écroule » écrivait Besson dans «  En attendant les Hommes » ; mais quand c’est lointain, qu’est ce qui pourrait nous empêcher de sourire, de continuer à sortir, à vivre ? Rien en fin de compte…..sauf si , pour une minute, on se mettait à la place soit de ces victimes, de ces nombres anonyme ou de ces bourreaux ; on dirait bien qu’ils nous ressemblent, chacun d’entre, et le fait de savoir que celui qui me ressemble peut être abjecte me révulse, que celui qui me ressemble peut être victime innocente m’attriste. A chaque tragédie barbare, la Terre semble régresser. Personne ne s’élève si le reste s’ancre dans la médiocrité, l’ignorance du passé , la pesanteur . La compassion c’est cela aussi : prendre en charge la douleur des deux camps.

"  Soy muy vieja, sabes ?"  je crois entendre Martha dans le métro , "j’ai trop entendu et vu de mauvaises choses pendant ma vie, que je ne peux être à la fin , en paix "

Quel gâchis Martha, quel gâchis , cette tentation de ne plus croire en nous….

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 11:26

P1020728L’obscurité n’existe pas en tant que telle car on ne peut pas la  mesurer. En revanche l’obscurité est une nuance de lumière, une intensité. L’obscurité est quand la lumière n’est plus, mais il n’y a pas d’intensité d’obscurité. Regardez les tableaux de Soulages : le noir est en relief ou en lumière pour être apprécié, si il était seulement noir, le tableau n’aurait aucune valeur, aucune signification.

L’obscurité se devine par manque de lumière et il en est ainsi pour le bien et le mal, le mal n’existe pas en tant que tel , c’est le manque de lumière qui le met en avant. Mais ne croyez pas que les deux soient dissociés, ils vivent ensemble et sont liés. A nous de mesurer notre lumière et de savoir ce que nous souhaitons offrir aux autres de notre vie.

Nous pouvons être maître de notre ombre

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