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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:46

P1020728Après avoir vu les actualitès vendredi, dégoût des barbares . Envie d'écrire une grande envolée contre eux, écrire son dégoût pour ces non-humains car ce qui différencie un humain d'un barbare c'est la conscience de l'autre, la compassion , le simple fait de reconnaître en l'autre le droit de vivre sa vie et ses croyances comme il l'entend.

Je me suis demandé ce qui pouvait déshumaniser un être humain : l'asservissement.

Se remettre à une autorité , aveuglément, totalement, ne pas penser, surtout ne pas remettre en cause, plus de sens critique, être certain que ce que l'on fait est bon pour le groupe et soi. L'éxaltation naît aussi d'une aventure collective qui demande sacrifice, la souffrance, le goût du martyr donnent un sens à une vie.

Je me suis demandé si moi je pouvais aussi être aveuglé aussi.

Je suis conditionné par mon environnement, mon histoire familliale, les gênes que je porte en moi, la société dans laquelle j'évolue etc.... Mais cette culture que j'assume, me demande toujours de faire attention à l'autre.

Par quoi je pourrais être suffisament condionnè pour ne plus être moi ?

Et bien j'ai trouvé : la peur.

La peur de la confrontation à l'autre, la nécéssité de vouloir donc faire plaisir au détriment de mes prores envies, ma lâcheté de ne rien dire, rien faire. La peur conditionne mes réactions, trrouvant même parfois des excuses aux autres en arguments plus ou moins légitimes.

La peur qui crée un mal être car les mots ne sont pas posés, mal à dire, maladie.Je suis à ma façon moi aussi un barbare car le mal être entrainne une réaction chimique qui malmène le corps, et lui, franchement, il n'a rien demandé.

Mais je reste convaincue que si chacun change, on changera le monde. Et on regadera un jour avec grande tristesse ces moments de barbarie qui ont jalonnés l'histoire de l'humanité , les jugeants préhistoriques,  décadents et inutiles.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 08:52

P1100036 papate sillon copie(2)-copie-1Lorsque les bouts de laine auront recouverts nos coprs, ne laissant aucune paortion de peau dénudée à mon regard avide, je rentrerai en hivernage, ma frustration, engendrera des chiméres et des fantasmes les plus inavouables mais ô combien imaginatifs

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 19:46

mamika1b

 

Une vieille dame se dirige vers la caisse de la librairie :

Je peux règler par Carte Bleu, je n'ai pas l'habitude...

- Bien sûr Madame, répond la libraaire

- C'est quand même pratique

- Oui, mais ça me coûte chèr

- Ma banque m'a dit que c'était gratuit

- Pour vous oui, mais pour nous les commerçants non.

Elle poursuit plus fort pour que tout le monde entende : Je paye la transcation moi madame, vous les clients ça ne vous dérange pas et ça ne vous coûte rien !

- Je vais vous faire un chèque alors... dit penaud la vieille dame

- Je préfère le liquide, si vous avez bien sûr....le client est roi.

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 06:48

On se guette,
Traqués, à bout de souffle
Marchant
Pétrifiés dans nos manteaux
D'hiver
Refoulés aux frontières du mensonge
Des nations qui crèvent.

Tués par des rêves chimériques
Ecrasés de certitudes
Dans un monde glacé de solitude

Savoir
Si quelque part il y a
L'espoir
D'être un jour les enfants
Du hasard
Je vois ma vie projeter
Son futur dans l'espace

Et le silence me répond,
En secret
(parlé) Parker, j'ai l'impression de mourir.

Manchester england
Manchester england

Au bout de l'atlantique,
je suis un génie, génie
Et je crois en Dieu,
et je crois que Dieu
En Claude a foi
Et Claude,
c'est moi, c'est moi

Chœur :
On se guette,
Traqués, à bout de souffle
Marchant
Pétrifiés dans nos manteaux
D'hiver
Refoulés aux frontières du mensonge
Des nations qui crèvent.

Tués par des rêves chimériques
Ecrasés de certitudes
Dans un monde glacé de solitude
Chantons
Nos rêves d'espoir sur un sitar
Sitar
De toi le roi est né
Et chantons
La vie qui est en nous et autour
De nous

Laissons, laissons, entrer le soleil
Laissons, laissons, entrer le soleil
Laissez, laissez entrer le soleil
Laissez, laissez entrer le soleil

Let the sun shine
Let the sun shine in
Let the sun shine in
Let the sun shine ....

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 06:51

 

P1020728

C’est vendredi et j’ai envie, pour une fois, de me mettre en veille : ne penser à rien.

Enfin un week-end où mes neurones  qui pédalent dans la semoule habituellement me foutraient une paix royale . Envie de vider une bonne bouteille avec des amis ( ça c’est programmé pour ce soir), envie d’aller courir au parc dimanche et pourquoi pas samedi… histoire de compenser samedi dernier, envie de rire et de raconter n’importe quoi , marcher et sentir le bitume et l’asphalte humide ou de mouiller le bas de mes pantalons sur les chemins qui bordent l’Erdre, envie d’écouter le silence, de ne rien dire , sourire comme un imbécile heureux et se dire que rien n’a d’importance.

Marcher et encore marcher dans la ville, regarder les vitrines, les passants, les beaux garçons, les sentir, ressentir, laisser filer le temps, rien que pour moi. . Prendre conscience que rien ne dure sauf notre vanité.

Prendre plaisir, se faire plaisir. Faire l’amour aussi, enfin, trouver quelqu’un avec qui le faire, pour une fois sans supplier ou menacer( j’prendrai pas de place…. Allez, juste une fois…. Après j’te fais des pâtes à la carbonara… t’es allergique à la crème fraîche ? s’te plaît….)

S’endormir tard, veiller tard , s’endormir au petit matin enfin.

Peut-être enlever cette fichue mauvaise herbe dans le jardin avant qu’elle n’envahisse la terrasse, se baisser jusqu’au sol et voir la rosée en perle glisser sous mes doigts et l’éclater comme une bulle de savon et se noyer dans la paume de ma main, dévaler les plissures, gouter sur les ongles , s’évaporer, disparaître, s’imprégner dans la terre, nourrir , faire renaître.

Et puis tout recommencer……

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 18:07

P1100036 papate sillon copie(2)

C’était un soir de juin, avant la saison estivale sur la promenade de la Motte du Couchant. Le fond de l’air était agréable et il y avait peu de touriste qui se promenait. Je me souviens de cette soirée là parce que c’était la première fois que ma petite nièce montait sur un manège et nous nous amusions à voir ses réactions apeurées face à un enfant turbulent assis à ses côtés.

Nous avons marché un peu et à une terrasse de café , un groupe de musicien jouaient nonchalamment devant une assemblée quasi déserte. Le patron leur demanda d’être un peu plus vifs quand la saison serait là, qu’il faudrait un eu plus de peps pour garder la clientèle.

Un vieil homme avec une chevelure blanche, frêle, glissa quelques mots au patron pus prit une des guitares du groupe.

Tout à coup , nous sommes arrêtés de marché, la mer semblait même se taire, une mélodie fluide, gracieuse, montait aux étoiles. Toute la promenade s’arrêta à cet instant, vieux, jeunes, tous regardèrent en direction de cette tignasse blanche : Manitas de Plata jouait, et rien d’autre ne se passait dans le monde.

Quinze ans  après cette soirée, l’émotion est  intacte….. même la mer se fit silencieuse pour l’écouter

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:43

P1020728

De toute les héroïnes d’opéra, Liou tient une place à part.  Puccini était marié à une femme jalouse et tyrannique. Sans doute sans elle, il n’aurait jamais écrit : j’ai toujours pensé qu’il s’enfermait dans ses créations pour échapper à son dragons.

Mme Puccini disais-je, était une maitresse femme qui veillait à tout dans la maison. Elle avait embauché une jolie et jeune fille qui ne laissait pas indifférent le Maitre. Mme Puccini ayant vu ce manège, se déchaina contre la jolie jeune fille et lui fit vivre un calvaire. Calvaire qui se soldera par un suicide, cette mort affectera le compositeur. La légende dit que le compositeur est mort après avoir écrit le monologue de Licou, qui préfère se suicider que de livrer le nom du « Prince Inconnu » à la l’infâme fille de l’Empereur de Chine.  Cet opéra, Turandot, ne connaît pas de final d’ailleurs puisque Puccini est mort sans l’achever.

Si vous remarquez, les ténors sont toujours des ballots dans les opéras : prenez Don José dans Carmen, aussi balourd que le Prince Inconnu dans Turandot et c’est encore une fois une jolie soprane qui tente de les sauver, dans Carmen, elle se nomme Micaëla . Le solo de Micaëla est, pour moi, plus beau que celui de Liou :

 

Je dis que rien ne m'épouvante,

je dis, hélas! que je réponds de moi;

mais j'ai beau faire la vaillante,

au fond du coeur,

je meurs d'effroi!

 

Pour terminer ce petit bavardage, ce n'était la jolie servante qui était la maîtresse de Puccini mais la soeur de celle-ci. Elle préféra se suicider que de trahir . 

La légende a rejoint la réalité

 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 17:27

mamika1bEn règle générale quand on s’enthousiasme à la découverte d’une idée, d’une chanson, d’un livre etc…. on a envie de partager cette découverte. Dans le cas de la religion, ça se gâte.

On les appelle les nouveaux convertis, et à la place d’être heureux de communiquer cette nouvelle force, née un élan d’inquisition, qui vient tout droit de la culpabilité de cette conversion tardive. J’ai toujours préféré les paradoxes aux convictions, c’est moins ennuyeux d’être en contradiction avec soi-même que d’être un perroquet , fier, mais grave( car la Religion, ce n’est pas léger) , de convaincre l’autre. Car le problème le converti, c’est de penser qu’il est seul à savoir, connaître et être dans le vrai.

Je me souviens de vrai coup de cœur en lisant Lao Tseu, ou relire avec bonheur S.Weil, rentrer chez moi rapidement pour des méditations à la lecture de Songyal Rimpoché, mais en vouloir aux autres de ne pas être comme moi, ne m’a jamais effleuré l’idée. Je n’ai jamais revendiqué une forme de différence hautaine, du moins si je l’ai fait , je ne m’en souviens plus. Mais j’ai appris que c’est plus simple d’être avec les autres que vouloir à tout prix se différencier contre les autres.

 

Je me souviens d’une fois où je parlais d'un texte religieux avec un ami , j’étais tout content de lui dire que moi aussi, j'avais lu ce texte venant de sa religion.

Il me regarda droit dans les yeux et me dit :

Tu l’as lu en français ?

- Ben oui…

- Alors , ça compte pas.

Et il termina sa bierre d’un trait.

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 16:56

P1020728

La semaine dernière les journaux ont publié une photo de kurdes filmant avec des portables les bombardements de la ville de Kobané. Cela m’a rappelé un poème de Cafavy ( qui a dit que la poésie était inutile ?)  : En attendant les Barbares.

Comment  expliquer cette situation bloquée….. La Syrie de Bacahard est aidée par la Russie de Poutine avec qui nous sommes en conflit diplomatique sur la Crimée , Les USA et l’Iran se trouvent « alliés » tacitement ( si je peux dire comme ça) et  l’Iran qui combat les Sunnites pour reconquérir une grande partie de l’Irak  que les anglais ont découpé. Et si j’ai tout compris, la Turquie laisse faire pur se débarrasser des kurdes. Et l’Otan attend que les Pays Arabes s’engagent après avoir financé ce pseudo  Etats Islamique.

Bref, en attendant les Barbares, le Monde espère qu’ils vont se décourager et rentrer sagement chez eux….

Voici donc le poème de Cavafy, redécouvert dans ma bibliothèque il y a tout juste une semaine :

 

"Qu'attendons-nous, rassemblés sur l'agora?
On dit que les Barbares seront là aujourd'hui.

Pourquoi cette léthargie, au Sénat?
Pourquoi les sénateurs restent-ils sans légiférer?

Parce que les Barbares seront là aujourd'hui.
À quoi bon faire des lois à présent?
Ce sont les Barbares qui bientôt les feront.

Pourquoi notre empereur s'est-il levé si tôt?
Pourquoi se tient-il devant la plus grande porte de la ville,
solennel, assis sur son trône, coiffé de sa couronne?

Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que notre empereur attend d'accueillir
leur chef. Il a même préparé un parchemin
à lui remettre, où sont conférés
nombreux titres et nombreuses dignités.

Pourquoi nos deux consuls et nos préteurs sont-ils
sortis aujourd'hui, vêtus de leurs toges rouges et brodées?
Pourquoi ces bracelets sertis d'améthystes,
ces bagues où étincellent des émeraudes polies?
Pourquoi aujourd'hui ces cannes précieuses
finement ciselées d'or et d'argent?

Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que pareilles choses éblouissent les Barbares.

Pourquoi nos habiles rhéteurs ne viennent-ils pas à l'ordinaire prononcer leurs discours et dire leurs mots?

Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que l'éloquence et les harangues les ennuient.

Pourquoi ce trouble, cette subite
inquiétude? - Comme les visages sont graves!
Pourquoi places et rues si vite désertées?
Pourquoi chacun repart-il chez lui le visage soucieux?

Parce que la nuit est tombée et que les Barbares ne sont pas venus
et certains qui arrivent des frontières
disent qu'il n'y a plus de Barbares.

Mais alors, qu'allons-nous devenir sans les Barbares?
Ces gens étaient en somme une solution."

 

 

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 12:41

P1020728En vieillissant, les jours d’anniversaire ne sont plus des décomptes d’années. Tout au plus un inventaire d’absence.

Il y a les absences qui comptent, celles dont le manque se fait ressentir parce qu’elles étaient partie intégrante des jours de fêtes, racines familiales ou amicales, et qui parfois révèlent une trahison quand la vie continue pour nous et plus pour eux.

Il y a des absences joyeuses, celles qui viennent au détours d’un parfum, d’un regard ou d’une musique. Wilder in the Wind de Bowie en fait partie, souvenir d’une K7 laissée sur mon bureau avec cette simple mention : Pour toi . Absence joyeuse, témoin du « c’était quand même pas mal en ce temps-là » sans verser dans le mièvre et ridicule «  c’était mieux avant »

Et les absences dont on se fout…ces amis indispensables dans certaines circonstances, que la vie éloigne et qui nous manque pas  et nous mesurons après coup que ces relations étaient imprégnées d’obligation plus que de plaisir.

 

Mais tout ça ne me rend pas pour autant  triste ou nostalgique, pas de pesanteur, une vie qui avance avec ses présents ( ça tombe bien pour un anniversaire…) et ses absents. C’est une erreur de croire que plus on avance,  plus on cumule, il n’y a pas de croissance exponentielle forcée, la vie n’est pas une formule comptable.

 

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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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