Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 11:49
Quand on perd tout, que reste-t-il ?

Quand on perd tout, que reste-t-il ?

Le triste fat divers du Grand  Synthé nous donne une réponse malheureuse ; quand on perd tout, il reste encore le sentiment que quand on n’est plus personne, il reste qu’on cherche toujours à appartenir à quelque chose pour être quelqu’un.

Dans la misère, l’insécurité, la faim et après avoir traversé une partie de la Terre pour se retrouver en France, voilà qu’un rixe entre irakiens et afghans a détruit un camp de réfugiés. Quand on n’a plus rien , il reste encore un soupçon de « isme » qui balaye la solidarité qui incombe à la précarité . Je pensais que lorsqu’on est dans la misère, le pays d’origine , la religion, les idées politiques étaient de moindre importance. Quand on n’est plus rien, la colère se nourri d’identité nationale, de fanatisme, toutes formes de « isme » est une cause de nationalisme, et tout nationalisme conduit à la guerre.

C’est triste de constater que le ventre affamé ne soit pas plus fort que l’orgueil. Il n'y a aucune fierté de défendre sa propre misère.

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 11:32
Le je m'en foutisme est un handicap comme un autre

Si vous êtes handicapé physique et que vous souhaitez voyager via l’aéroport de Toulouse, oubliez vite ce projet !

Dimanche dans l’avion du retour, une personne en fauteuil roulant devait descendre à Toulouse pour reprendre un autre avion. Durant ses vacances tout c’est bien passé, tout le monde aux petits soins , bonne organisation pour l’accueil d’une personne à mobilité réduite. Sauf que, arrivé à Toulouse, personne pour la prendre en charge : il faut une assistance pour venir la chercher et la conduire à son fauteuil : les couloirs des avions sont réduits et ne peuvent pas circuler les fauteuils roulants. Et bien à Toulouse, un dimanche en fin d’après-midi, on préfère sans doute prendre en charge l’apéro que son boulot. Une heure d’attente : personne n’avait prévenu soi-disant…

Une heure pour trouver quelqu’un car il n’y a personne de permanence un dimanche à Toulouse. A force de vouloir sous-traiter et donc morceler le travail, on a fini par créer des employés qui fonctionnent et ne réfléchissent pas,  pire, sans doute des chefs d’entreprises qui ont délégués la conscience professionnelle aux conditions générales de ventes !

C’est sans doute la société de demain que nous avons vu sur le tarmac de Toulouse : un « je m’en foutisme » qui sous-traite ce qui gêne et ne souhaite que de la rentabilité. Et l’humain ne sera qu’un facteur négligeable dans l’activité, seul compte ce qu’il paye : consomme et soit heureux, c’est bon pour ton pays.

Petit coup de gueule aussi à Vinci qui sous-traite ( sous-traiter rime avec mépriser) les parkings de l’aéroport de Nantes : avant les trente premières minutes étaient gratuites , elles sont réduites à 15 ! retards d’horaires ou attentes des bagages peuvent faire grimper la note du parking… j’ai de sérieux doutes sur la future gestion de Notre Dame des Landes, le philanthropisme n’est pas la qualité première du libéralisme.

 

Pour terminer, une hôtesse de l’air nous a fait patienter avec une énergie extraordinaire, un humour décapant : elle a été applaudi à sa descente d’avion ! La compagnie était une compagnie low cost, elle est sans doute payer au lance pierre, mais elle, au moins, ce n’est pas une je m’en foutiste, ça rassure pour les années à venir, il y a encore des humains derrière les tâches à accomplir !

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:51
Navrant....

Je referme un livre que j’ai trouvé navrant.

L’intrigue policière est pourtant intéressante, les personnages, même trop caricaturés, sont bien plantés. Mais voilà, le style du livre fait plutôt penser à un livre de la collection Arlequin ou Nous Deux qu’un polar. Même « la » scène sexe ne colle pas avec la situation et m’a valu un fou-rire dans le Tram que je n’ai jamais connu. Les scènes d’action sont vécu sans doute par l’auteur mais la restitution n’est pas dans le partage. Le dénouement arrive comme un cheveux sur la soupe et la fin est d’une mièvrerie sans nom…. Et portant, je ne balancerai pas le nom de ce livre.

En le lisant ce livre, je percevais l’enthousiasme de l’auteur, j’entendais même ses amies l’encourager « la scène d’amour est trop belle ! », je l’ai vu écrire, défaire, réécrire, j’ai senti ses doutes, ses joies, ses quelques réussites. J’ai beaucoup de tendresse pour l’écriture mais au final, le résultat est navrant.

Je suis gêné d’avoir ce sentiment car j’imagine que l’auteur a dû passer énormément de temps, on sent qu’il a recherché du vocabulaire , des infos sur les lieux. Mais la mayonnaise ne prend pas.

Je ne dira pas de mal, la critique est aisée et facile. Il est plus difficile de défendre ce que l’on aime que de parler de ce que l’on déteste. Cette faculté à dénigrer démontre que l’humain tente toujours de s’imposer par le négatif, l’égo s’impose en imposant une vérité qu’il veut toujours comme irréfutable. Et plus cette vérité est agressive, plus l’égo s’impose aux autres son désir de supériorité . Dénigrer est un rapport de force sournois.

 

Dans la préface de Petit traité des grandes vertus d’ André Comte-Sponville, il est dit : » plutôt que de dénoncer les vices, encensons donc les vertus ».

Non, je ne donnerai pas le nom de ce livre navrant…

 

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 15:45
Le corps des vieux

Avec l’âge, le corps devient blanc, les yeux s’éclaircissent.

Les corps des petits vieux deviennent transparents, ils ne sont plus visibles , nous frôlent et nous dérangent sans les sentir. A peine un courant d’air lorsque nous les croisons, ils se font minuscules, peur d’être un fardeau et pourtant ils veulent toujours être là, montrer qu’ils sont encore vaillants, que la vie ne les a pas encore quittée. Mais ils ont peur du ridicule, peur des phrases qui commencent  par des «  si tu savais, moi à ton âge… », peur de se sentir obsolète et ne vivre que dans les recoins des succès d’hier quand la mémoire tient encore le coup. Peur de chanceler, vaciller, ne pas savoir faire face. Peur de se faire agresser et de ne pas s’en relever, peur  de la rue, des gens, du bruit, de la vitesse, des enfants qui s’amusent sur la plage avec des ballons , des cris des oiseaux, de la tempête qui approche et de la fraîcheur sur les épaules toujours couvertes..

Le corps des vieux deviennent avec le temps des objets inutiles, déposés par la marée, submergés par les vagues, des bois flottant usés jusqu’aux fibres.

Avec le temps, le corps des vieux disparaissent dans les brumes des chaleurs estivales.

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 12:16
L'altérité : le goût de l'autre

On ne peut pas aimer tout le monde, certes, mais  aimer tout le monde ne revient pas à n’aimer personne comme souvent on le dit pour affirmer certaines inimitiés.

Le simple fait de déceler chez l’autre  sa part d’humanité, suffit à le prendre en considération. Cette perception n’est pas un intuition ni une forme de sagesse ou une lâcheté pour ne pas voir les défauts des autres, non, cette perception est simplement guidée par le goût de l’autre, le goût de celui qui est autre et qui faisant parti de l’humanité, me ressemble, est une partie de moi. L’altérité , le goût de l’autre, richesse des rencontres.

« Plus tu diffères de moi frère, loin de me léser tu m’enrichis » Antoine de Saint Exupéry

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 12:55
Entendu dans le tram lundi matin....

Dans le tram, lundi matin :

  • T’étais en vadrouille ce week-end ?
  • J’étais dans la famille de ma femme…
  • C’est loin ?
  • Tout dépend : c’est trop court à l’aller parce que t’es pas pressé d’y arriver et tu ne vois pas me temps passer au retour parce que t’es soulagé de revenir !
Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 13:18
Affaire Troadec : du mystère au sordide

Le mystère intrigue. Que ce soit une recherche personnelle ou une aventure collective, le mystère stimule notre intelligence car nous devons répondre à une énigme qui nous dépasse. Et depuis que nous avons mis Dieu dans le registre des inventions qui répond à tout, nous ne nous satisfaisons plus de réponses prêt à porter ou prêt à penser.

Nantes pensait avoir tout vu sur les mystère depuis l’affaire Dupond Ligones, et la voici, la Belle-endormie, qui replonge dans le fait divers.

Le dénouement de la disparition des Troadec, tourne au drame familial : une banale affaire d’héritage qui, mal digérée, a dégénéré. Et nous voilà passé du mystère au sordide, nous rangeant de la case chercheur à celle de voyeur.

Minable petit bras qui nous prive de notre imaginaire au profit de notre envie de vomir. Tu nous a privé de notre intelligence qui s’était mis en branle pour élucider cette affaire et l’a remplacé par une simple émotion de dégout de la race humaine.

Mais la question qui se profile en filigrane, parce qu’on va pas en rester là quand même,  est celle de la connaissance de l’autre. Que savons-nous au juste de l’autre, son voisin, son collègue de travail, tel membre de sa famille ? Que sait-on au juste de quoi se nourrit-il de nous ? Et quoi au juste nous lui enlevons quelque chose ou le confinons à un rôle qui n’est pas le sien ? Sommes-nous toujours conscient de ce que provoque notre reflet chez les autres ? Nous pouvons provoquer l’envie, la jalousie, la haine, pour des broutilles qui dégénère en histoire sans fin, en violence parce que nous devenons sans le savoir le bouc émissaire de toute un vie de frustration. Et tout cela dans une grande innocence. C’est cette naïveté que nous accordons parfois avec cœur que réside le piège.Et quand ce piège se referme il fait froid dans le dos.

Nous ne sommes pas coupable du comportement des autres, mais cette histoire nous enseigne qu’il faut rester vigilant dans la manière de mettre en scène notre histoire, notre vie vaut mieux qu’un fait divers  

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 12:37
La dissonance cognitive de marine Le Pen

La dissonance cognitive est : « est la simultanéité de cognitions qui entraînent un inconfort mental en raison de leur caractère inconciliable ; ou l'expérience d'une contradiction entre une cognition et une action ».

Pour faire très simple : ce serait , au conditionnel bien sûr, le cas d'un candidat qui déclarerait se retirer de la campagne si il était mis en examen et que le jour où il l'est ne le fait pas. En gros : "faites ce que je dis mais... " et en février, Marine le Pen nous a offert deux superbes exemples :

 

Partie s’affirmer à l’étranger, elle a réussie à être ce qu’elle dénonce : un étranger ne respectant pas les us et coutumes du pays d’accueil. Cette farce qu’elle nous a joué en feignant la surprise puis la décision volontaire de ne pas se couvrir la tête devant une autorité religieuse ravie sans doute son public, ses fans, mais la ridiculise pour les autres  .

 

Pris en flagrant délit de détournement de fond public, elle réclame une trêve pendant les élections alors que dans le passé elle demandait que tout candidat qui aurait des problèmes avec la justice ne puisse pas se présenter à une élection. Encore une fois, jolie exemple de « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».

 

Au final quand même, c’est l’électeur qui se trouve en bout de chaine, le dernier maillon, et qui sait dans cette élection s’il sera prêt à voter pour un champion corrompu supporter par un parti. La justification, la légitimation  n’est que du verbiage. Mais les mots ont un sens , et je prends le pari que l’électeur de base, saura faire la différence. Le populisme dont on nous rabat les oreilles depuis peu, prend naissance dans le rejet et le support d’un champion. Les idées passent bien après. On ne peut plus comme dans le passé, moraliser le vote Fn, dire « c’est mal » ne suffit pas et casser des vitrines est l’acte le plus crétin qu’on connaisse en démocratie. Sans doute il est temps d’abolir la fonction présidentielle, héritage grossier de la révolution  qui a remplacé un roi par un président avec sa cohorte de cour de lèche-majesté, les dorures et le reclassement des copains. Si nos politiques avaient eu la vision de l’Etat de Gaulle, nous n’aurions pas une campagne aussi médiocre. On entend partout le « tous pourris » qui fabrique des Poutine, des Trump et des Brexit.

 La Fn est devenu un parti comme les autres : il magouille tout bas là où les autres magouillent tout haut !

 

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 12:59
Bizarre, bizarre ...

Parfois j’ai cette impression d’être une caméra filmant la vie .

Traveling, fondues, flash-back, rien ne manque. Ma petite voix intérieure est celle du réalisateur qui dirige les plans, adapte, refait, défait. Le corps n’est qu’un véhicule sans importance. Il n’y a pas d’acteur d’ailleurs.

Impression bizarre que seul le réalisateur existe dans ce film, une sorte de voix off.

Pas de scénario non plus, une excitation d’enfant de découvrir les scènes, les aventures, la couleur , les émotions, la route qui défile de la vie, le temps qui passe. Et cependant redouter la fin, il faudra bien y mettre un terme à ce film un jour. Mais le réalisateur a cette naïveté de croire qu’il a encore du délais, que le temps est une abstraction, qu’il n’existe pas. Si le film s’arrête, il y aura toujours la voix off, la caméra qui filmera autre chose, d’autre vies, d’autres émotions, d’autres aventure et que le corps continue d’être un véhicule ans importance.

La voix off se dégage du film.

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 13:05
Une histoire lointaine...( pour en finir avec la Saint Valentin)

C’est cette chevelure ébouriffée dans le tram qui m’y a fait penser, il y a si longtemps…

Il était là tous les samedis soirs dans cette boite d’Avignon. Il venait d’Aix en Provence et s’était entiché d’un homme plus mûr qui ne pensait qu’à faire la fête. Il avait une tignasse blonde ébouriffée, de grande lunette et portait toujours un pantalon à pince avec des tennis qui avaient dû être blanches à une époque incertaine. Il passait la soirée au salon du premier, face au bar, silencieux. De temps à autre, l’homme plus âgé venait lui parler, prendre un verre et redescendait danser au rez de chaussée.

Timidement je lu souriais, puis, plus hardis au fil des mois, nous avons sympathisé. Il venait tous les week-end parce qu’il était amoureux de l’homme plus mûr. Mais il me confiait qu’il ne se passait rien entre eux, et que c’était dommage. Il restait parfois jusqu’à la fermeture et allait avec la bande de la boite, prendre le petit déjeuner au halles. Parfois, l’homme plus mûr partait dans une autre boite le laissant là , il repartait alors sur Aix et revenait le week-end suivant.

Le temps a passé et je ne suis plus retourné dans cette boite. Mais un jour à Paris, dans un restaurant, j’ai revu l’homme plus mûr. Il se souvenait de moi, de la boite et de la bande qui prenait le petit déjeuner aux halles d’Avignon. Mais de la chevelure blonde ébouriffée, rien.

En voyant cet étudiant dans le tram, je me demandais si le garçon d’Aix avait fini par se lasser ou si un soir il avait rencontré quelqu’un d’autre, un plus attentif, plus aimant. Mais petit pincement au cœur : l’homme mûr n’a sans doute jamais su que quelqu’un était amoureux de lui ou alors il ne voulait pas le voir. Dans les deux cas, la chevelure ébouriffée venait pour rien et peut-être en souffrait-il. Comédie des sentiments , illusions, petite histoire qui a traversé le temps, des rives du Rhône au Tram de Nantes.

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article

Présentation

Profil

  • taotesqui.over-blog.com
  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...

Recherche

Liens