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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:00

P1020728

 

 

 

 

 

Notre corps est une succession de réactions chimique secrétées par les glandes , ces secrétions sont transformées en informations par un système complexe de transmissions nerveuses.
Si nous admettons un Dieu ou Architecte qui ordonnance les lois du Cosmos, pouvons-nous  imaginé un seul instant que seuls nos composants chimiques disposent de notre vie, la conditionnent et la soumettent à ces seules lois ?
" Ce qui en en bas et comme ce qui en haut" dit un vieux précepte rosicrucien: ce que nous admettons pour le Cosmos nous pouvons l'admettre pour notre être : il y a bien , au delà des réactions physique ou des lois chimique qui composent notre corps, un régisseur de notre vie, quelque chose hors physique et hors déterminisme, qui donnerait une voie à chacun d'entre nous.
Cette question , mainte fois ressassée, tombe , par hasard sur un poème , un matin ( dans mon fameux Bus 81) , annoté par Alice Bailey :

"Notre naissance n'est qu'un sommeil et qu'un oubli
L'âme qui monte en nous, l'étoile de notre vie
A effectué autre part son coucher
Et vient de très loin ;
Pas un oubli total
Et pas non plus dans une nudité complète,
Mais trainant derrière nous des nuages de gloire, nous venons
De Dieu qui est notre demeure :
Les cieux se trouvent autours de nous dans notre enfance !
Les ombres de la prison commencent à se refermer
Sur l'Enfant qui grandit,
Mais il aperçoit la lumière et l'endroit d'où elle vient
Et il la voit dans sa joie.
L'adolescent qui en s'éloignant chaque jour de l'Est
Doit voyager , reste cependant prêtre de la Nature
Et sur sa route il est accompagné
De la vision splendide
A la longue , l'Homme l'aperçoit qui meurt
Et s'évanouit dans le lumière des jors ordinaires"

William Wordsworth ( 1770 – 1850)


Ce que nous recherchons quelques fois ailleurs en contemplant le ciel en adressant nos prières, nos suppliques ou nos espérances, se trouve à l'intérieur de nous. Un peu comme un rêve tenace qui se patine avec le temps mais qui demeure. Il tient de vérité quand la mémoire nous fait défaut, il y a quelques part en nous cette mémoire qui s'efface à nos ambitions terrestres ou pour les moins chanceux à la survie quotidienne , le souvenir de notre origine.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:56

P1020728J'ai perdu un ami Facebook

Je l'ai rayé de mes contacts, et pourtant , cela faisait bien vingt ans qu'on se connaissait et que l'on s’appréciait. Mais , voilà, Facebook est passé par là.
Je l'ai rayé et averti de cet acte abjecte de ma part, parce que j'en avais assez de recevoir les articles partagés relayés par cet ami.
Je le dis une dernière fois : les pseudo lettres au Président de la Républiques ou les larmoyantes pleurnicheries pathétiques contre le mariage gay sont écrits non pas par des gens ordinaires mais par des lobbyistes.

Les "lettres à M. Le Président" des veilles dames ( c'est bien les vieux, ça fait "sages" ) ou des enfants ( c'est mignons les enfants et c'est innocents, ça posent des questions simples, tellement simples...) ou de ce paysan qui serait venu à la capitale manifester avec un coq ( c'est drôle les paysans et puis c'est si proches de la nature, c'est plein de bon sens..).
Mais le pompon, c'est ce brave élève militaire, qui profite d'une permission pour aller à Paris se recueillir sur la Tombe du Soldat Inconnu et qui se retrouve , oh surprise , sur la manif. Il est outré de voir les CRS chercher de pauvres enfants etc etc..
Avant les soldats en Perm' allaient soit dans le Marais ou à Pigalle suivant leurs orientations  et ils n'étaient pas si sensibles , surtout élève officier, s’ils souhaitaient aller en opération, hors France ; là où la loi n’est pas toujours respectée.

J'en ai assez de ces soi-disant lettres qui font rire un camp et pas l'autre ou que l'on pense suffisamment intelligentes pour convaincre l'autre. Elle sont tout sauf intelligentes !
Parce que voyez-vous, relayer l'innocence de l'enfant ou le bon sens du paysan ou l'intégrité de ce brave  élève officier, ne vous rend pas innocent, plein de bon sens et intègre. Vous relayez seulement une frustration , vous pensez être victime et c'est seulement cela qui vous intéresse : être considéré sans avoir conscience de faire des victime.
Relayer ces articles, bien écrits au demeurant, maintient une tension jusqu'à la rupture. Vous cherchez alors dans la rupture avec l'autre le statut de victime qui vous donnera la légitimité de relayer vos articles. Aucune conscience de vos actes ne vient titiller votre conscience, seul compte ce que vous ressentez au mépris même de "faire aux autres ce que vous n'aimeriez pas qu'on vous fasses".
 Ce qu'il y a de pratique dans le statut de victime, c'est que l'on attend tout de l'extérieur  et que l'on a rien à donner, se faire passer pour victime frise le statut de l'égoïsme. Être victime ne dispense pas d'être intelligent, et les véritables victimes ( celles des guerres, de atrocités..), elles, souvent , très souvent , n'alimentent pas les tensions pour en avoir suffisamment éprouvées les conséquences.
Jean Jaurès , de mémoire, disait que" le véritable démocrate est celui qui se place au-dessus des huée de la foule" , le véritable démocrate est peut-e
être aujourd'hui, celui qui se placera au-delà de Facebook.

Je rassure mon ami, l'affection que nous nous nous protons aura raison de la tension actuelle. Mais en attendant, je ne reçois plus ses articles et ça fait du bien où ça ne passe plus.
PS :
Pour terminer, je suis allé chercher mon ami chez son coiffeur samedi. Le petit ami du coiffeur était dans le salon et montrait avec fierté son petit neveu (1 mois) aux clients. Arrive Madeleine. Madeleine a 100 ans (et toute sa tête), passe la porte du salon, regarde le coiffeur, puis son ami, et lance à voix haute : félicitations !


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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 11:09

 

P1020728

La solitude se vit avec les autres, elle prend racine avec les autres et par les autres. C'est ce que nous entoure qui crée le manque, je me sens seul parce que je sens autours de moi les autres et que les autres n'entrent pas en contact avec moi.

Mais si les autres ne sont pas autours de moi, ma notion de solitude est relative, elle n'est alors qu'un passage de temps silencieux.

Cette relative solitude n'est pas nécessairement négative. Elle est même parfois, pour une question de sauvegarde, salutaire, indispensable à un ré-équilibrage de moi. Je profite de ces moments, justement sans les autres, pour reconsidérer  ma place avec les autres.

Mais comme toute chose qui entrent dans le domaine social, la solitude est mal perçue parce que montrée du doigt elle est vécue comme une angoisse. Ce n'est moi qui rend ma solitude négative, c'est l'angoisse du groupe qui la rend maladive. Pourtant elle existe, elle n'est ni bonne, ni mauvaise, elle est.

Bien sûr, j'ai beaucoup de relations sociales, que ce soit dans le domaine du travail, des loisirs ou de la famille. Mais une fois chez moi, toutes ces relations moulées dans conventions de communications cessent. Et c'est ici, chez moi, que je suis non seul, mais silencieux.

Il n'y a aucun manque, aucune recherche de ce manque pour qu'il y est révélation. Un constat simple, tout bête, une arithmétique presque évidente : pas de courrier depuis 3 semaines, pas d'appels téléphonique, que ce soit fixe ou portable, quelques échanges SMS, notifications Face Book sur mon mobile. Et puis après? Un sentiment de légèreté quand le constat comptable de la solitude devient une réalité et non un sentiment. Ce n'est pas non plus une trahison ou une déception. Ce n'est qu'un silence, un beau moment de silence.

Je relisais Lao Tseu :

«Tout le monde tient le beau pour le beau

c'est en cela que réside sa laideur

Tout le monde tient le bien pour le bien

c'est en cela que réside le mal»

C'est sans doute que nous avons perdu le goût du silence et de la solitude au profit du bruit et du relationnel que nous redoutons le silence et la solitude. Quand je parle de «goût» , je parle de plaisir: le plaisir de la parole réservée, absente. Le plaisir des dimanches solitaires, sans obligation, sans aversions ni préoccupation. Un dimanche à traverser Nantes à pied sans prononcer une seule paroles. Et cette idée que reprend plus loin Lao Tseu :

«L'être et le néant s'engendre

le facile et le difficile se parfont

le long et le court se forment l'un par l'autre

le haut et le bas se touchent»

Ce monde est sans pour cela qu'il soit par manque ou absence ou même par présence et profusion.

Il est et existe, comme ma solitude dominicale, en dehors de tout jugement qui pourrait le façonner et ainsi le dénaturer. Nous jugeons parce que nous attendons de ce monde un retour suivant nos aspirations ou nos envies :

«C'est pourquoi le saint adopte

la tactique du non agir,

(…) toutes choses du monde surgissent

sans qu'il en soit l'auteur»

La vie ne se vit pas par manque ou absence. Il est difficile cependant de vivre de béatitude  permanente, mais essayez un dimanche de silence.....mais avec Lao Tseu.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:00

images-copie-7

 

J'ai reçu un convocation de Pôle Emploi pour un boulot, mais j'ai l'impression qu'il faut être au Parti Communiste pour y travailler
- Comment ça ?
- Ben c'est une place de Carreleur Maoïste
- Fais voir..... Mosaïste pas Maoïste ! T'en fait un toi de drôle de coco !

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:42

P1020728

 

« Christian, tu te poses trop de questions, tu ne seras jamais heureux. »

Tante Cécile laisse mijoter sa paella quelques instants , s'installe à table avec nous. J'aime bien ma Tante Cécile, et elle a peut-être raison : je me pose trop de question.

 

Je pense que tout le monde se pose de questions sur l'origine de la vie pour savoir ce qu'est la Vie.

On peut "intuitiver" ce qui est et ce qui nous entoure. Mais pour cela, il faut se retrouver seul avec soi même pour l'éprouver. Seulement voilà, la chute d'Adam nous a précipité dans la réaction et non dans l'action. Nous sommes condamnés à vivre que d'inter-relations : nos vies sont soumises aux relations extérieures. Là où je souhaite, par exemple dans ma journée de travail, prendre un peu de temps pour profiter du temps, regarder le ciel, fermer les yeux à la chaleur de mai, écouter le chant de la pluie de mai ( aussi le froid  mais on n'en parle pas svp...) , et bien à chaque fois que je souhaite sentir tout ce qui vit autours de moi, il faut répondre au téléphone, saisir un dossier, envoyer des courriels, traiter les réclamations.

Et quand on est plus dans le monde du travail, c'est préparer le repas, préparer demain, jamais un moment pour se laisser aller, jamais un moment où l'intimité se repose, ne fait plus face aux autres mais seulement à soi.

C'est peut-être ça qui me fait esquisser des problématiques parce que je suis lent et je ne trouve pas de moment entiers pour moi.

Se poser la question « qu'est ce qu'est la Vie » est une tentative de se débarrasser de l'extérieur pour préserver l'intérieur.

Au début, oui je l'avoue, la notion de Vie était liée à la peur du néant de la mort.

Maintenant que la Camarde est venue nous rendre visite, ce n'est pas la mort qui conduit le questionnement , mais le sens de la Vie.

Est ce que tout ça a un sens, est ce que tout ça est isolé dans la période terrestre.... est que la vie n'est qu'un nom entouré de deux dates ?

Et offrir mes angoisses est peut-être une forme d'orgueil à défaut de se délester sur les autres de ses propres angoisses.

Et si il y avait plusieurs personnes dans le même cas que moi qui trouvent dans ce blog des mots sur leurs maux ?

Et si, et si et si........

 

Oui, ma tante Cécile a sans doute raison, je me pose trop de questions !

En attendant je vous encourage à goûter sa paella et son Pistou, quand on les déguste, on ne se pose plus de question : on perçoit un grand moment de Vie.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 15:24

P1020728Sur le chemin de la cousinade qui me conduisait près de Montelimar, j'écoutais la version de Imagine chanté par Randy Croford . Sa voix jazzy et chaude contrastait avec les paysages pluvieux que nous croisions...

"Imgine no contry" susurrait la voix... ce que John Lennon avait écrit nous allions , modestement, le mettre en pratique : plus de frontière de temps et d'espace.

Nous avions, nous les cousins, l'espace d'une journée, aboli la distance qui nous sépare et le temps qui nous a vieilli. Nous nos sommes retrouvés sales gosses le temps d'une journée et il m'a semblé que nos grands parents étaient même avec nous s'amusant de es retrouvailles. Pépé Henri aurait raconté des bêtises, et Mémé Andréa aurait fait les gros yeux: "Mais Henri, pas devant les enfants ! "

Sur cette route je me demandais ce qui pouvait nous rassembler. Nos vies sont différentes et si jeunes, on se voyait aux mariages, maintenant ce sont les enterrements où on ne prend plus le temps de prendre son temps.

On s'oblige à ne pas sourire pour compatir effeicacement.

Alors , je cherchais dans la voiture ce que je pourrais bien raconter de ma vie et si celle-ci pouvait emplir toute une journée .

Une fois sur place ,la joie de se retrouver a opéré une alchimie, une joie partagée.

M'est revenu en mémoire "Le Marin", beau poème de Pesoa qui, à quelque chose près dit ceci : "Quand le marin a longtemps navigué, il voulu retrouver le pays de ses racines. Il voyagea des années encore et ne le trouva point. Ce n'est qu'à la fin de sa vie, qu'il comprit que ses racines étaient le pays de ses souvenirs d'enfance"

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 10:44

 

P1020728Nous savons de puis longtemps que nos désirs sont manipulés par la publicité.
Mais aujourd'hui nos modes de consommation sont soumis au normes de production. En clair le client n'est plus le roi ( ce qui est plutôt mieux en république) il n'est qu'abonné.
Ce qui me mets en rogne ? Une norme de la poste qui réduit le nombre de caractère sur une enveloppe.

Leur nouvelle machine à lecture optique impose qu'on réduise nos noms et prénoms à l'heure où les enfants ont le droit de mèttre  le nom des deux parents....

Je suis perplexe : d'un côté une loi qui autorise un double nom, de l'autre une norme qui l'empêchera lors d'envoi de courrier.
Donc pour mon service informatique, il y a un avant et un après, un peu comme il y a un An I et un An II pour notre président, un avant et un après mai 68, un avant JC .......etc... Et si vous voulez encore voir des noms à rallonge, vous n'aurez plus que les pages mondaines ou de faire part du Figaro !

Alors je dois dire quoi, moi à ma cliente ?
Et oui ma brave dame, c'était mieux avant.... ça sentait le pain chaud et le café avec de la chicorée brûlant le matin, les paniers de cerises de mai  , les matins d'automne où attendant le bus scolaire nous courrions après les tracteurs des vendanges , les faits divers à la télé n'étaient pas sordides parce qu'on pensait que le sordide n'était pas le quotidien, les bals des fêtes votives où on se moquait des veilles dansant le tango entre elles.
Je n'ai aucune nostalgie, même pas des oreillettes de la Mère Plan qui sentaient bon le fleur d'oranger qu'elle cuisinait à Noël, quoique... en parlant de cette voisine, un été sa fille a envoyé une carte postale de ses vacances à son chien ! La poste l'a déposé dans la boite aux lettres et dans le quartier c'était une franche rigolade !

Pas de norme hein ? Et ça arrivait ! Et la carte est passée de main en main , pour rire, juste comme ça.

Alors, aujourd'hui, vos exigences qui se passent un peu de l'humain au profit d'une productivité industrielle qui ne fait pas ses preuves ( les facteurs remplaçants sous payés, font des tournée très aléatoires : on se redistribue le courrier entre voisin depuis quelques années) commencent à nous compliquer la vie.

Si l'humain n'est pas au coeur des activités , alors l'industrie est vide de sens et pleine de sous. C'est sans doute cela la nouvelle norme.

Oui ça m’énerve, et non , ma p'tite dame, je ne peux plus mettre sur le courrier le prénoms de tous vos petits enfants : ils se disputerons le magazine à défaut de se le partager. Et voila pour cette norme une implosion de famille  !


Je me souviens de :

"Et les Dieux en colère pour punir les humains,
Firent venir sur terre , les informaticiens "

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 11:42

P1020728

Rêve de voyage, loin, long, mardi dans la nuit.
Tout débute dans les vignes de mon père dans lesquelles nous travaillons tout deux.
A la fin de la journée , je dévale  les rues pentues de Funchal, contourne le Jardin municipal pour déboucher sur le port de Santa Cruz à Tenerife.
Un hôtel sordide, le personnel est habillé de chemise blanche immaculée, presque aveuglante. Je suis prisonnier, je suis à genoux, les mains sur la tête, pas le droit de parler ni de bouger.
Et vous arrivez tous, vous êtes tous là à me délivrer. On se réjoui de cette libération. Vous me conduisez dans un bus, vous me dites "aurevoir" et "bonne chance".
Et mon rêve se termine comme dans un générique de film : je suis dans ce bus et j'entends la chanson d'Etienne Daho Le premier jour du reste de ma vie ....

Allez comprendre ce qui se dit dans nos rêves ou où nous allons.
Quel est le message ou que veut-on m'apprendre. Je suis perplexe, mais j'ai été heureux de vous voir tous me venir en aide, et, croyez-moi si vous voulez, depuis mercredi matin, je vis le premier jour du reste de ma vie....

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:37

avatar-user-3451274-tmpphpDpiRWhLa dignité humaine commence par le respect de l'intimité.
C'est loin de l'exigence extérieure, de la pression extérieure, qu'existe ce que j'ai de plus précieux.
Ce trésor se doit d'être préservé contre toutes attaques et des convoitises.

Notre désirs ne nous appartiennent plus depuis que la publicité a fait sa loi. La pression sociale nous demande constamment d'exister pour faire partie d'une élite. L'abondance des produits nous impose d'être des consommateurs effrénés. Et la profusion des informations par l'image, nous impose de choisir une posture émotionnelle à défaut de choix rationnel et éclairé.

Cette seule part qui m'appartient et celle qui vient de mon intérieur et non du bruyant monde environnant. L'invasion des désirs des autres ou des manipulations des autres, doit être notre combat quotidien pour ne pas subir les influences et être en toute liberté de nos vies.
La dignité , dans sa forme la plus simple, est celle-ci : être maître de soi en n'étant pas envahi par les autres, connaître ou reconnaître les motivations des sollicitudes des autres. Si il y a motivations autre que l'amour, alors on attaque ma dignité car on manipule l'autre.
Il est nécessaire de se mettre en retrait du monde, en retrait du bruit et des autres.
N'ayons pas peur de fabriquer une bulle, toute bleue , où seule la lumière et l'amour pourraient filtrer.
Quant aux autres, laissons-les à la porte, trépignant, nous ne sommes pas leur jouet, nous ne sommes pas une distraction ou une vue de l'esprit.


Ma dignité commence à partir du moment où je suis considéré comme un humain, comme un autre soi.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 13:00

 

 

P1020728Avant les générations rêvaient du Grand Soir et des Lendemains qui chantent, plus tard c'était Peace and Love.

Maintenant on ne rêve que du cahot. Un électrochoc fait toujours avancer ..oui mais pas pour reprendre le chemin.
Les nouvelles générations souhaitent ont la nostalgie du "c'était mieux avant" qu'ils n'ont pas connu. Ils ont peur de demain car la crise qui s'installe ne trouve , de la part de nos dirigeants, aucune solutions. Pire, l'inéluctable perte de nos avantages annoncée par la droite sera réalisée par la gauche. Ce n'est qu'une question de temps.
Aujourd'hui c'est la peur qui dicte l'idéologie politique et non l’espérance. Rappelons à tous ceux qui veulent une mise à plat des avantages des autres, que eux-aussi perdront leurs avantages.
Le risque que court notre monde est cette continuelle séparation du           " nous" et du "eux".
Tant que l'on ne verra pas l'autre comme étant soi, ou tout simplement un autre soi, le repli identitaire donnera naissance à la haine, le racisme, le rejet. Tant que l'égo sera le centre de tout questionnement et moteur de toute action, alors notre monde reculera, ne profitera que des avancées technique et non humaines.
Regardez la loi sur le Mariage pour tous : N.Sarkozy avait une proposition de campagne en 2007 sur un Contrat d'Union en marie que Coppé a refusé , menaçant d'une fronde des députés. Aujourd'hui,celui qui a refusé pour assoir son autorité, demande, au nom de la paix sociale, cette disposition..... où est l'idéal ? où est le sens ? Cette rivalité a poussé à l'extrême des français dans la rue, les jeunes générations gavée de tweeter et de FB, relayant l'émotionnel et non le rationnel dans d'immondes festivités homophobes.
Coppé contre Sarkozy , ces deux là, il faudrait les marier pour qu'ils nous foutent la paix.

Quel enfants allons nos laisser à notre planète ?

Génération  internet où doit être rapide : imaginez demain une génération impatiente. L'impatience mène à la colère au caprice.  

Génération Face Book où on peut exhiber ses gouts, ses "j’aime/j'aime pas"  sans en assumer ses choix.

Génération réseau sociaux où on manipule les foules aussi rapidement qu'on les abandonne.

Génération consommateur irresponsable qui auront à gérer nos excès de productivité quand les ressources seront épuisées.

Génération dépolitisée qui ouvre des perspectives sans limites à l'arrogance, l’arrivisme et le cynismes des Coppé en herbe et autre droite décomplexée et gauche ré-actionnaire qui ne défend que des acquis qui sont désormais les privilèges des anciens.

Citons Desproges qui , en son temps, écrivait :

"Il se dessine de façon tangible, dans votre génération qui monte, une espèce d’ambition glacée d’arriver par le fric et un mépris cynique de tous les idéaux assez peu compatible avec l’idée qu’on se fait de la jeunesse éternelle génératrice de fougues irréfléchies et de colères gratuites."

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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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