Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 11:05
Le Quart d'heure Bagnolais : polar local ou roman initiatique ?

Le livre reste de prime abord un polar classique. Mais pas que…

Nous avons les ingrédients d’une enquête policière : un cadavre est découvert au pied d’un immeuble. La victime n’y était pas résident. Un duo assez électrique va mener l’affaire : un lieutenant nîmois philosophe et une flic bagnolaise assez « brut de décoffrage ». Vous trouverez aussi des suspects bien campés qui cachent des secrets et donnent donc à des rebondissements. La victime, Paul Chanon, était un manipulateur, un escroc et a créé un univers de dépendance autour de lui, il a précipité sa propre chute. Chaque suspect joue sa partition jusqu’à grossir le trait : une ex-petite amie flouée et son amant discret, une adolescente introvertie,un prêtre impatient d'enterrer la victime et  un ancien légionnaire reconverti en chef de sécurité qui déteste les civils… et le fameux quart d’heure bagnolais. Tous ont un alibi ce soir-là et tous disent la vérité.

Cette histoire se déroule à Bagnols sur Cèze, et c’est certain, ceux qui connaissent cette ville retrouveront avec plaisir ses lieux emblématiques : l’ancien cinéma Le Club, la Place Mallet, Bourgneuf, le Mont Cotton etc...

Voilà pour le décor mais l’histoire de ce corps qui a chuté, évoque la chute d’Adam telle  qu’elle est racontée par Martines de Pasqually. Le policier va retrouver un vieil ami de sa famille avec qui il va partager l’idée que l’homme n’a de cesse de chercher son identité originelle, cette identité perdue depuis que le Grand Architecte a précipité Adam dans sa création. La chute d’Adam, devient alors l’allégorie de notre propre enfermement, notre emprisonnement au monde que nous créons pour qu’il corresponde à ce que nous désirons.

Les conversations entre le vieux professeur et le jeune policier nous plonge dans l’univers et les écrits de Claude Louis Saint Martin sans jamais le citer. Martinisme, Voie cardiaque, même l’homme le plus sage de la terre ne saurait résister à la tentation de l’orgueil au moins une fois dans sa vie. Si les épreuves nous nous fait grandir, cette enquête va être une révélation pour le jeune lieutenant nîmois, et pour le lecteur.

Laissez-vous conduire au fil de ces pages dans Bagnols sur Cèze et les recoins de l’âme humaine, et vous découvrirez que l’on peut faire mille choses durant un quart d’heure…même tuer.

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 11:27
Le quart d’heure bagnolais

L’immeuble s’élevait face au Mont Cotton. C’était le plus haut de la ville.
– Sacrée chute ! Je me demande ce qu’on ressent quand on se jette de là ?
Muguet posait cette question la main sur le front, se protégeant d’un soleil absent.
– Peut-être la même sensation que celle de la naissance, murmura Delarque, la peur de l’inconnu, l’angoisse de la douleur, le sentiment d’abandon, enfin, j’imagine... »
Le corps de Paul Chanon est découvert au pied d’un immeuble de quatorze étages à Bagnols sur Cèze le soir du 1er novembre. Ancien ingénieur chimiste à Prémox, la victime ne semble pas avoir beaucoup d’amis et personne ne sait quoi dire sur elle, sauf que tous le détestait. A commencer par son ex et le chef de la sécurité de Prémox. On demande à un lieutenant nîmois d’aider ses collègues bagnolais. Quatorze étages de chute et autant de pistes. Et si la solution était le temps, le fameux « quart d’heure bagnolais » ?
Dans ce polar qui oscille entre humour et philosophie, Christian Dorsan nous emmène dans la cité rhodanienne pour une enquête qui nous raconte le mythe de la chute d’Adam.

ISBN : 979-10-310-0309-2

11,5 X 17, 190 pages

n°79 de la collection

10,00 €

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 15:26
"P'tit pédé"

Je ne savais pas qu'une simple insulte pouvait me faire rajeunir. En me promenant aux Minimes, un courageux cycliste nous a lâché un "P'tits pédés !" avant de disparaître une rue plus loin. Preuve que je ne fais pas mon âge : "p'tit pédé", si je faisais réellement mon âge, il aurait dit " Vieille tantouze ". Les homophobes restent  quand même flatteurs... Un peu plus tard dans la soirée, un jeune accompagné d'un groupe, tatoué, canette de bière en main, capuche sur la tête et haut parleur dans son sac se retourne près du bar gay de La Rochelle et dit à ses copains : " y'a trop de pédés ici maintenant"; Je ne pensais pas que j'entendrais cela deux fois dans la journée, en fait cela fait longtemps que n'avais plus entendu ce type de propos.

Il ne suffit pas d'avoir l'air cool pour l'être, et si tu n'avais pas feinté tes cours de Svt, tu saurais que la vie existe grâce à la diversité. Il n'y a pas sur terre de "trop" ou de "pas assez", il y a , est c'est tout, et c'est bien. Le kamikaze de Manchester, lui-aussi pensait qu'il y avait trop de musique impie et que cela suffisait, le fascisme commence toujours par petites touches d'intolérance. Je fais partie peut-être d'une vieille génération qui croit encore au bien-vivre ensemble . Mais peut-être ai-je maintenant tort , que maintenant on peut crâner en lâchant des propos raciste ou homophobe pour faire bien, que maintenant la transgression est la régression et qu'à l'âge de la révolte, être réac est un acte d'émancipation ... peut-être... je veux bien alors passer pour un vieux con mais à la seule condition que je ne fasse pas mon âge !

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 13:33
Franz Kafka " Rapport a une académie" : la métamorphose inversée

Les livres publiés aux éditions   Lenka Lente sont une triple expérience de lecture :

D’abord c’est être surpris par le format poche d’une quarantaine de pages.

Ensuite,  les publications sont toujours accompagnées d’un Cd qui complète la lecture.

Et enfin, c’est le choix des textes proposés, cet éditeur apporte un soin particulier de mettre en avant des auteurs de la fin XIX –début XX ou des textes inédits.

 

« Aujourd’hui  je me rends compte que sans le plus calme intérieur, jamais je n’aurai réussi à m’échapper ». C’est le constat d’un singe sous forme de lettre à une académie qui s’impose  pour échapper de sa condition et au triste sort du zoo. L’unique voie qui s’offre à lui est de ressembler aux hommes, se transformer en humain pour réussir sa vie. Il raconte dans ce rapport, sa captivité en Afrique, puis son transfert vers l’Europe. C’est durant ce voyage que va commencer son apprentissage et son éducation : imiter les marins pour attirer l’attention et trouver une issue à sa situation.

Cette « issue »n’a pas comme but la liberté car elle « est une illusion » . Malgré ses progrès , il pense  avec lucidité que : « personne ne m’avait promis de me libérer si jamais je devenais comme eux ; on ne promet rien à qui espère l’impossible ».

Rapidement , il devient une star du Music-hall et obtient le confort qu’il désirait.

L’écriture de Kafka est sobre, petit à petit, le narrateur perd sa nature originelle et ne voit en elle qu’un fait, sans nostalgie ou regret. Il n’y a aucun romanesque chez ce héros, tout au plus, son seul combat est d’obtenir ce qu’il y a de meilleurs pour assurer le minimum.

Pour ce livre, c‘est le groupe fétiche de l’éditeur qui accompagne la lecture : les Nurse With Wound ont spécialement écrit la musique pour cette publication.

Ce qui est piquant, c’est de découvrir que cette nouvelle est terriblement d’actualité : la flamboyance de la lutte contre son milieu a cédé sa place au désir de conformité. Une fois installé , le désir de retour devient « qu’un courant d’air qui me chatouille les talons ; l’orifice d’où il arrive(…) est devenu si mince que je m’arracherais la peau  si je tenais à le traverser à nouveau ». Histoire d’une métamorphose inversée.

 

FRANZ KAFKA
RAPPORT À UNE ACADÉMIE
NURSE WITH WOUND
KAFKA'S PARACHUTE
LENKA LENTE - 31 MAI 2017

9 euros

LIVRE + CD
40 PAGES
10 X 15,5 CM
ISBN : 979-10-94601-15-0

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 11:55
Plus jamais seul  : le dur métier d'un père

Juan et Pablo vivent l’un à côté de l’autre sans vraiment se comprendre. Juan est un employé corvéable proche de la retraite , harcelé par sa fantasque voisine et père de Pablo, adolescent extraverti. Pablo entretient une relation avec un ami d’enfance, ce qui n’est pas du goût des autres jeunes du quartier. Il sera victime d’un tabassage, images insoutenable de cette agression,  à laquelle participe son petit ami et tandis qu’il sombre dans le coma, le père Juan lui, va se réveiller de sa torpeur.

Ce film est tiré d’un fait divers sordide qui s’est passé au Chili, le réalisateur Alex Anwandter, chanteur populaire , a voulu traiter le sujet de  l’homophobie. Mais le jeu extraordinaire de l’acteur qui joue le père, Sergio Hernandez, donne une dimension supplémentaire au film : celui de la prise de conscience de la solitude.

 Juan va se rendre compte de sa solitude en allant chaque jour à l’hôpital près de son fils. Cette prise de conscience va déclencher une réaction en chaine : il va envoyer promener sa voisine, se révolter face à son assurance et voler la voiture de son patron après une trahison.

Le film aurait pu devenir une histoire de vengeance mais cet homme est trop bon pour se venger. Il ira à la rencontre du petit ami de son fils pour comprendre « je te connais depuis que tu es petit, tu peux tout me dire, je sais  ce que faisait avec mon fils », celui-ci le menace, Juan comprend alors qu’il n’a plus de lien avec personne. On est spectateur de cette tristesse car une des plus grande tristesse de ce monde est la solitude, celle de ne plus se sentir relier à quiconque.

Parce que ce film est aussi une histoire de non-dit, les mots que  l’on s’interdit entre père et fils. Il n’y a pas d’effort dans une relation quand on s’aime, il n’y a que la pudeur qui interdit la parole ou la crainte d’apparaître ridicule par un excès de tendresse. L’effort, c’est seulement ce petit élan du cœur qui libère les liens et les renforce. Juan se reproche de n’avoir pas su protéger son fils, Pablo se reproche de n’avoir pas su dire je t’aime à son père.

Etre père est un métier difficile et qui sait si ce n’est pas les enfants qui l’enseignent aux parents.  

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 11:12
Du Nutella au petit déjeuner

Nous avions choisi un club cet hiver-là pour passer une petite semaine, une coupure au soleil. En fait de soleil, nous avons joué à cache-cache avec lui ou la pluie au choix. Qu'importe, on ne se décourage pas pour visiter même avec un parapluie  : le temps des vacances est celui de la découverte.

Etre ailleurs est un renouveau, une chance d’être soi-même en dehors de ses habitudes. Mon collègue Sly me disait que le cerveau ne fonctionne plus lorsqu’il agit par habitude et que seule la nouveauté ( déménagement, changement de travail, voyage etc..) permettait d’être absorbé par la réalité . L’habitude crée un monde qui souvent nous convient mieux, bien  qu’il ne corresponde pas  au réel. Bref, petits arrangements avec le monde qui nous entoure pour qu’il soit ce que nous souhaitons.

Dans ce club ailleurs de nos habitudes, il y avait un buffet du petit déjeuner avec des fruits exotique, des confitures différentes, des viennoiseries locales etc… et un jeune couple de français s’installent à côté de moi et la jeune fille du sac tire … un pot de Nutella ! Elle me précise qu’elle l’a emmené dans sa valise car elle avait peur de ne pas en trouver en vacances.

Comment voulez-vous vous enrichir d’ailleurs si vous vous trimballez toujours avec vous, avec ce que vous êtes dans le quotidien ? Comment profiter de la différence si on n’est pas capable de s’émerveiller, d’être curieux ?

Comme dirait un copain : partir à l’étranger avec un pot de Nutella, c’est un peu comme semer et laisser mourir.

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 07:42
Seul, c'est banal, à deux c'est sympa, mais à plusieurs, ça commence à être très intéressant...

Depuis que je suis en âge de le faire, du moins, depuis que je me sens capable de le faire et qu’on me sollicite, j’y prend un immense plaisir chaque fois.

Seul, c'est banal, à deux c'est sympa, mais à plusieurs, ça commence à être très intéressant..

Samedi donc, nous voilà , petite communauté éphémère, fébrile, réunie dans le matin naissant. Au début on se présente par nos prénoms, un peu timides car certains se connaissent déjà, on se vouvoie pour la forme. Il ne faut pas longtemps pour démarrer, nous sommes tous motivés, nous sommes un nombre pair, ce que je trouve pratique… allez savoir pourquoi. On se juge un peu au départ, histoire de savoir qui va faire quoi et avec qui.

Après une heure d’effort, la maitresse des lieux nous demande si on souhaite faire une pause, boire quelque chose. Je refuse par politesse et surtout parce que je n’aime pas casser le rythme. Mais l’un d’entre nous souhaite se désaltérer. Bon, on arrête là quelques instants, on relâche l’effort. On commence à se tutoyer, on en apprend un peu plus sur chacun de nous, c’est mieux ainsi. Puis il faut se remettre à l’ouvrage, j’ai du mal à me reconcentrer, les muscles sont froids, la tension n’est plus là. Puis au bout de quelques instants, ça revient… ouf, je me sens encore jeune.

A la fin, nous sommes épuisés, transpirants mais heureux de ce moment partagé. On se promet de  se revoir, on échange des téléphones.

Je sais que je vais en voir pour deux jours au moins pour m’en remettre. Mais qu’importe, je suis toujours content de moi dans ces moment-là : un déménagement, ça ne se refuse pas !

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 14:31
Puisqu’on ne me demande rien…. J’en profite.

Un journaliste anglo-saxon se moquait des français car nous nous prenons tous pour des philosophes après une année de terminale. Pour la politique c’est un peu la même chose : depuis dimanche soir, il y a autant d’éditorialistes politique que d’électeurs.

J’ai eu, moi aussi, la tentation d’y aller de mon expertise, mais la violence de certains propos sur la toile m’en ont dissuadé.

L’engagement appelle la sensibilité, et on ne peut vivre de façon entière que ce qui est passionnel. Je comprends qu’on puisse s’identifier à un mouvement et que cette identification soit « vitale ». Mais la passion c’est aussi de voir les choses dans sa globalité et non dans l’exclusivité. Et la politique est exclusive dans la mesure où elle délimite des camps, des frontières et des ressentis. Finalement tout engagement sépare .

Alors, pour une fois, je m’offre (et je vous offre) un cadeau : je me fous la paix ! Puisque personne ne me demande rien, je ne vais pas me priver de ne rien dire. Je ne vais rien me demander , car pour moi, états d’âme des uns ou des autres, mon choix est clair depuis que je suis en âge de voter : je n’ai jamais et je ne voterai jamais pour un parti d’extrême droite.

Je vais me foutre la Paix, non pas pour paraître au-dessus de tout le monde, mais pour être en paix avec moi-même, ne plus se sentir agressé pas les émotions des autres.Je ne peux pas à moi seul sauver cette "démocrazy", chacun est responsable de ses actes, de ses choix et se son vote donc.

Je laisse à ceux qui veulent ridiculiser et détruire la France leur inconscience citoyenne.

Il faudrait peut-être un peu plus de cours de philo ou de citoyenneté dans les lycée pour qu’un jour on puisse avoir une société éclairée .

Mais puisqu’on ne me demande rien…. J’en profite.

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 11:15
Il faut aller voter dimanche ?

Pour la première fois de ma vie, je traîne des pieds pour y aller. J’avais des convictions avant, quand j’étais jeune, mais là… j’ai dû les perdre à force de voter faut croire. A force d’écouter ceux qui me disaient : «  si tu ne votes pas, tu feras le jeux des autres » . Alors j’ai voté, chaque fois, car j’aime ça : délégué de classe, copropriété , représentants du personnel, plus belle toile dans une expo, plus beau film dans un festival, plus beau bébé de l’année, plus belle vidéo de  chat sur Fb etc.. bref , j’aime voter, j’aime l’acte sensuel de glisser quelque chose dans l’urne. Mais là, à force de ne pas faire le jeux des autres, je ne fais plus mon  jeux à moi.

Et puis, pour tout dire, je n’y crois plus à ce président monarchique , héritier direct de la royauté. Finalement, depuis 1789 , on reproduit les mêmes choses en nous faisant croire que nous  le voulons, que nous l’avons désiré. Le vote n’est qu’une illusion d’optique de la démocratie : il transforme d’honnêtes citoyens en passionarias  éphémères.  

Je ne crois pas plus à cette prétendue «  rencontre entre un homme et un peuple ». Les destins , je parle des grands, se révèlent souvent dans des moments de tensions , d’histoires tragiques.

Je ne crois plus non plus à l’alternance du pouvoir qui a professionnalisé nos politiques. Regardez nos deux populistes antisystèmes : issus du système qu’ils dénoncent et  qui leur sert la soupe électorale, une gosse de riche raciste et un ancien prof de gauche. Pour les autres, ils ne sont pas nombreux à savoir ce que c’est de se lever tôt pour aller bosser en ayant peur de perdre son salaire de smicard.

Je n’y crois plus, pour terminer, à nous, nous les électeurs . Nous qui réclamons que « ça doit changer » et que lorsque cela se produit, descendons  dans la rue pour dire que c’était mieux avant. Nous sommes devenus des conservateurs oisifs qui préférons jalouser que d’espérer.

 

Une femme politique racontait , il y a des années, qu’elle avait fait campagne sur le thème de la corruption et de la fin des passes droits. Après son élection, elle a reçu beaucoup de lettres de félicitations pour ce combat et demandaient en plus soit faire sauter un PV ou soit un allégement fiscal sur les prochains impôts.

Je ne sais pas si il faut en rire en crever de rage, les français sont ingouvernables, brûlent ce qu’ils aiment aussitôt après l’avoir adulé, nous sommes inconstants, immatures, voués à se lover dans une société de loisirs sans en payer les frais.

Et pourtant j'irai dimanche voter, j'irai parce que les choses s'usent si on les utilisent pas, parce que je n'aurai pas le droit de l'ouvrir , de râler si je ne m'exprime pas d'abord, parce que les élections font partie de notre culture et ne doivent pas devenir du folklore.

Et aussi parce que :

«  Les enfants croient au Père Noël, les adultes non. Eux, ils votent. » Pierre Desproges.

 

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 11:49
Quand on perd tout, que reste-t-il ?

Quand on perd tout, que reste-t-il ?

Le triste fat divers du Grand  Synthé nous donne une réponse malheureuse ; quand on perd tout, il reste encore le sentiment que quand on n’est plus personne, il reste qu’on cherche toujours à appartenir à quelque chose pour être quelqu’un.

Dans la misère, l’insécurité, la faim et après avoir traversé une partie de la Terre pour se retrouver en France, voilà qu’un rixe entre irakiens et afghans a détruit un camp de réfugiés. Quand on n’a plus rien , il reste encore un soupçon de « isme » qui balaye la solidarité qui incombe à la précarité . Je pensais que lorsqu’on est dans la misère, le pays d’origine , la religion, les idées politiques étaient de moindre importance. Quand on n’est plus rien, la colère se nourri d’identité nationale, de fanatisme, toutes formes de « isme » est une cause de nationalisme, et tout nationalisme conduit à la guerre.

C’est triste de constater que le ventre affamé ne soit pas plus fort que l’orgueil. Il n'y a aucune fierté de défendre sa propre misère.

Repost 0
Published by taotesqui.over-blog.com
commenter cet article

Présentation

Profil

  • taotesqui.over-blog.com
  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...

Recherche

Liens