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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 05:08

Publié le 10/10/2016 par Christian Dorsan

Un livre, un lieu

L’Anjou, administrativement, n'existe pas. Mais cette province perdure dans la mémoire collective. C'est dans la collection « Le goût de… », au Mercure de France, que Bruno Deniel-Laurent nous propose un voyage au pays de ses racines. Ce n’est pas la première fois qu’il signe un livre sur sa région ; il a coécrit avec Raphaël Bodin L’Anjou en toutes lettres. Cette nouvelle anthologie nous offre une balade en trente textes.

L'Anjou est une région qui déborde sur les autres. Ainsi, le texte de Jean Carmet (Un monde d’une tranquille opulence) nous raconte Bourgueil, ville d’Indre-et-Loire, sa ville natale, qui reste pour lui ancrée dans cette région où le Massif armoricain vient mourir. Très attaché à sa terre, Du Bellay, lors de son séjour à Rome, compose les fameux vers d’Heureux qui comme Ulysse, qui sont repris dans ce livre.

Il existe des âmes rebelles prêtes à défendre l’Anjou. Ainsi, Bruno Deniel-Laurent nous raconte le féroce combat de Renée Bordereau. Guerrière farouche, elle s'opposa à toute forme d'obéissance contre les Républicains et l'Empire. Cette histoire sanguinaire contraste avec l'image de l'Angevin décrit par Raphaël Bodin. Pour lui, l’Angevin est humble, a de multiples qualités mais ne les dévoile pas. Mais il est sûr de sa force. En effet, le mot « Anjou » vient de la tribu des Andégaves, les habitants originels de la région. Le mot est constitué du préfixe « ande », qui intensifie, et de « cavaros » qui signifie champion ou héros. Et c'est peut-être ce gène qui a motivé les Cadets de Saumur, comme le raconte Pierre Nord, à résister à l'avance allemande en 1940.

La particularité de cette région est sa douceur légendaire. Et celle-ci a donné de belles plumes : Du Bellay, Bazin, Gracq. Ce dernier pourtant n'a pas été tendre avec Angers et préférait Nantes. Il considérait Angers « aménagée pour les commodités douillettes d’une fin de vie cossue ».

L'Anjou est coincé entre deux régions : la Touraine avec ses châteaux et l'avant-garde de la Bretagne. Souvent le touriste saute cette étape pour se rendre dans l'une ou l'autre, se privant de belles découvertes comme le Craonnais, patrie des Bazin, le pays des Mauges (le texte Chanzeaux et les mystères des Mauges de Laurence William Wylie est un guide à lui seul) ou la cathédrale d'Angers. Laissez-vous également transporter par le récit de Stendhal qui raconte son voyage sur la Loire avec un bateau à roue. L'Anjou c'est avant tout, et c'est peut-être là son secret, une atmosphère. Et celle-ci a un ingrédient extraordinaire : la Loire.

C'est dans cette région qu'elle devient indolente, paresseuse, s'élargit, prend ses aises pour former des îles ou territoires. Attention, rien à voir avec une nonchalance méditerranéenne. La Loire certes flâne dans cette région, mais sans torpeur. C'est Alix de Saint André (Ne varietur) qui décrit le mieux ce qu’apporte le fleuve au caractère des Angevins et elle nous met en garde : « Il ne faudrait jamais regarder couler la Loire, c’est une chose fatale ; après on ne sait plus faire que ça, et le reste est sans importance ». L’Anjou c’est aussi des méandres qui naissent des rivières de la Sarthe, de la Mayenne et de la Maine. Passez un dimanche après-midi sur l'ile Saint Aubin avec John Taylor pour vous en donner une idée.

L'Anjou est aussi une terre de plaisir que procure son vin. Et le meilleur moyen de le connaître c'est de le goûter comme nous le conseillent Curnonsky et Rouff. Dans Éloge des vins d’Anjou, vous saurez tout sur le Layon, les Saumurois et le Saumur Champigny dont « le malheur » est qu’il « est d’une rareté insigne - et qu’on le boit sur place ! » C’est aussi la terre natale du Cointreau, dont l’histoire est racontée par Raphaël Bodin dans Ne prenez jamais la route sans un petit verre de Cointreau.

Tout contribue, la situation géographique, l'Histoire, ses célébrités, ses habitants, à faire de l'Anjou une place à part et même le centre du monde ! Vous apprendrez grâce à Michel Vaissier que des géographes autrichiens et allemands ont déterminé que le point équidistant des territoires habités sur le globe se situe à Montfaucon-sur-Moine, à quelques kilomètres de Cholet. Et si vous êtes encore sceptique sur la renommée mondiale de l'Anjou, sachez qu'il existait des carrières de marbres rares dont l'entrée de l'Empire State Building est recouverte.

Il y a encore beaucoup de choses à découvrir au fil des textes : l'histoire de la Vierge Noire découverte par la reine Yolande d'Aragon, le parler angevin appelé « rimiau », le château de Gilles de Rais, sans oublier la boule de fort et le célèbre crêmet. La préface donne des indications précieuses sur la géographie et géologie de cette province. Les annotations également vous donneront l’envie d’aller sur place!

Le goût de l’Anjou, textes choisis et présentés par Bruno Deniel-Laurent, Mercure de France, 128 pp., 8€, ISBN : 978-2-7152-4327-9.

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 05:44

Contrairement aux autres années, je n’écouterai pas Satie en lisant quelques pages du Livre de l’Intranquilité de Pessoa ni me complaire dans un quelconque et grinçant aphorisme de Cioran. Non , cette année j’ai envie de me laisser aller, me réveiller tôt comme tous les jours mais traîner avec des revues dans le salon, écouter de la musique légère, emplir mon cœur d’envies. Cet anniversaire-là doit être différent parce que je suis devenu différent de mes habitudes. Et puis c’est une année charnière, dans un an je compterai un demi-siècle…. Quel chemin parcouru ! Que de chemin à parcourir même si celui-ci va commencer à se restreinte jusqu’à devenir un maigre fil sur lequel il faudra jouer à l’équilibriste.

Une dernière année de quadra pour la route, encore une petite année s’il vous plait, une année pour regarder l’océan depuis la côte bretonne ou lézarder au soleil du midi près d’Avignon ou en Crête, courir le dimanche matin le long du fleuve, chanter (faux) sous ma douche, continuer d’écrire en rêvant un jour en un succès ( même d’estime).

Une année entre parenthèse, une année où on prend son temps, marcher dans Nantes comme on part en découverte d’une ville inconnue, sentir la fraicheur du matin, la rosée, le bruit du vent dans les jardins ou le ciel en colère qui éparpille le paysage. Redécouvrir un instant de paix, une vraie paix intérieure, un paix d’avant, originelle, salvatrice, réconfortante ; un sentiment qui rassure comme la chaleur de la maison de mon enfance. Et boire du vin, du bon vin, jusqu’à plus soif, s’essuyez la bouche d’un revers de main quitte à la noircir , à la rendre poreuse,. Ouvrir la paume des mains ; l’ouvrir à l’autre, à toi, à nous. Rester seul, seul devant un paysage, une étendu d’eau , une forêt, un boulevard, ou rien .Rester debout et seul face à ce qui bouge, qui tangue , qui chavire. Ne plus entendre la voix de mon père, oublier et se souvenir, ne plus avoir de manque ni de trop plein, être au juste , au plus juste, être équitable avec la vie. Ne pas se lasser de voir les corps monter et descendre du Tram, les frôler, ne pas les toucher, simplement désirer et passer à un autre corps, un autre Tram.

Et vous retrouver dans un an, vous dire combien de choses et d’aventures nous avons vécues ensemble. Et que finalement, vivre c’est ce que je sais faire de mieux, c’est ce que nous savons tous faire dans l’avoir appris . Et que rien, mais vraiment rien, n’est sérieux .

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 06:51
La dame au bouquet de roses

Elle se tenait de l’autre côté de la rue, un bouquet de roses dans ses bras. Elle n’osait pas traverser , elle avait peur des voitures qui passaient à vive allure. Elle semblait si fragile avec ce grand bouquet qu’elle tenait serrer sur sa poitrine. Elle avait le sourire d’un enfant qui s’apprête à faire une surprise ou offrir un cadeau , sourire pas peu fier. Elle avait dû être la première chez le fleuriste ce matin car un écriteau affichait "Promo sur les bouquets de roses " .

Elle souriait comme un enfant cette grand-mère. Je lui ai fait signe qu’elle pouvait traverser et je suis resté sur le passage piéton en attendant qu’elle soit de l’autre ôté. Et elle m’a remercié d’un grand et large sourire malicieux qui a égayé ma matinée.

Nous sommes des éponges. Parfois nous absorbons des eaux limpides et claires, parfois des eaux boueuse comme l‘écrivait Chateaubriand dans Atala.

Nos vies sont trop affairées par le quotidien pour savoir faire la part des choses et la violence quasi banalisée, nous désigne tout ce qui n’est pas nous, n’est pas notre nous comme un nemi potentiel. Nous sommes toujours surpris de la gentillesse alors qu’il faudrait être surpris par tout ce qui est négatif.

Mais le sourire de cette dame, me rappelle, que moi, comme vous, sommes soumis au stimuli extérieur et que nous passons notre vie à être au grès des émotions ou de la mauvaise humeur des autres. Nous oscillons tellement sur les sentiments des autres, que parfois nous ne sommes plus que ce que sont les autre ou du moins leurs ressenti. Heureux celui s’oubli, certes, mais plus heureux est celui qui n’oublie pas d’oublier les autres… et merci à cette dame de l’autre côté du trottoir, serrant si fort dans ses bras ce bouquet de roses, si fragile .

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 05:44
Entendu à la terrasse d'un café

A la terrasse d’un café deux jeunes gens discutent :

  • Ça y’est , je me suis inscrit sur les listes électorales et je voterai l’an prochain !
  • Tu vas voter pour qui ?
  • Pour le plus âgé…
  • Pourquoi ? C’est pas une conviction politique l’âge...
  • Ben non, mais, j’ai appris qu’un président même plus en fonction continuait à être payé. Alors je préfère voter pour un vieux, ça ne durera pas longtemps !T’imagines si c’est Macron qui passe ? Toute ma vie je vais payer son salaire sur mes impôts !
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 17:48
Pensée du vendredi...

Existe-t-il une conscience universelle ? La barbarie que nous voyons trop souvent sur nos écrans pose fatalement cette question. Je me souviens d’avoir vu dans Les Rois Maudits cette scène où deux frères sont condamnés à être exécutés en place publique dans d’atroces souffrances. J’étais effrayé d’entendre les supplices qu’ils allaient subir et eux, acceptaient depuis leur cellule, cette fin épouvantable. Pour alléger ma peur, je pensais que si eux acceptaient cette torture, c’est qu’ils avaient conscience d’avoir mal agi ou tout simplement, qu’avant, du temps des Rois Maudits, on était un peu plus courageux.

Avec deux guerres mondiale, l’émergence du pacifisme, l’éclatement des blocs, internet, je pensais que la conscience de l’autre était acquise. Cette idée que chaque humain est identique à moi, c’est à dire être capable de ressentir les même joies que moi, les mêmes peines et donc les même douleurs.

Et voilà que sur nos écrans, on peut voir un triste spectacle de haine et de barbarie. L’enfant que je reste et qui a à peine grandi, ne pense plus naïvement que la douleur n’est pas équivalente d’un individu à un autre . Certes, nous avons un degré plus ou moins élevé mais ceci pour les bobos, mais pas lorsque on égorge ou qu’on brûle vif . Cette conscience de la douleur que je peux éprouver pour autrui, mon prochain, est-elle elle, équivalente et partagée par tous ? Les spectateurs de ces actes horribles doivent être révoltés et traumatisés de voir ça, sans doute ont-ils peur et sont-ils contraints d’y assister sous peine d’y passer à leur tour ; mais les acteurs ? Ceux qui ont décidé de se délester de leur conscience au nom d’un idéal, que pensent-ils vraiment dans le fond de leur cœur ? Sont –ils comme moi ou différent-ils réellement parce qu’ils n’ont pas les mêmes références que moi ?

La conscience n’est pas une affaire de culture, de foi ou de territoire mais elle est soumise, bafouée, lorsque elle s’efface au profit d’une autorité sur laquelle on se repose tout entier, quitte à perdre cette part d’humanité qui est , elle, universelle.

La barbarie, la peur : une bonne foi pour tous, une bonne fois pour toute.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 06:47
Septembre

Septembre est revenu… ça commence par des matins frais, une veste que l’on met en vitesse, sans la fermer et qui finira sur l’épaule en rentrant le soir. Il y a encore ici et là dans le tram des robes d'été, des bermudas , mais c'est clairsemé, la peau frissonne, le bronzage peu à peu disparaît.

L’air vif du matin, le soleil chaud de l’après midi, les manches relevées ; les yeux qui interrogent le ciel bleu pâle. Bleu porcelaine. Soleil moins fort, mois aveuglant, plus de lumière blanche. On se laisse aller quand même en terrasse pour prolonger l’été. Etre bercé par quelque chose de lent, une valse paresseuse. Impression du retour au départ, éternel départ, toute la vie recommence sur une rentrée. Impression que peu importe l’âge, septembre sera toujours une rentrée avec l’odeur des cartables en cuir neuf, rigide. Et se surprendre un instant à rêvasser aux plages estivales où nous avons laissé une empreinte éphémère pour notre plus grand bonheur. Jeter un regard par-dessus l’épaule et songer déjà à l’automne.

Demain nous relèverons le col de nos blousons, nous ne regarderons plus l'été derrière notre épaule mais nous penserons bientôt à Noël, à d'autres vacances, d'autres chaleurs. Il y aura bien ce changement d'heure, un petit répit où pendant quelques temps encore il fera jour le matin pour aller travailler/ Courte période où il faudra ranger les robes d'été, les bermudas et laisser la pluie cogner aux vitres.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 18:17
Le nouveau défi de Fabio Lopez

"Tout le monde n'a pas la chance de naître orphelin" : Poil de Carotte n'est pas un livre pour les enfants. Si on s'attache à la première lecture à un personnage lunaire, maladroit ; adulte, nous découvrons un personnage plus énigmatique, plus sombre et en quête d'amour. Jules Renard a réussi un coup de maître : parler du mal-être sans en avoir l'air.
C'est sur ce sujet que Fabio Lopez a créé un ballet autour de ce personnage pour qui il a eu depuis longtemps un coup de cœur. Il présentera cette création, qui est la première de sa compagnie Illicite, à Biarritz du 9 au 18 septembre dans le cadre du Festival Le Temps d’Aimer. Pièce pour cinq danseurs en six tableaux qui associent des chapitres du livre avec une thématique :

Les poules : l'enfermement et la peur
La taupe : la vengeance
Mathilde : l'amour
Le pot : la honte et la cruauté de la mère
Les joues rouges ; la jalousie et la pédophilie
Quelques notes : tentative de suicides avortée

La musique est signée Thierry Escaich. Organiste cosmopolite, qui mêle dans ses concerts création, improvisation, aime intégrer dans ses créations musicales d’autres compositeurs. Plusieurs fois « compositeur de l'année » aux Victoires de la Musique Classique, il a collaboré avec Benjamin Millepied pour une création de ballet.

Fabio Lopez c'est avant tout un talent discret qui a été stagiaire à la Julliard School de New York avant d'intégrer la prestigieuse école de Béjart à Lausanne. Cette école rare, prépare les danseurs à toutes sortes de discipline qui va de la danse contemporaine bien sûr, aux arts martiaux. Durant cette formation, il a participé à trois créations du maître. Puis, il intégré pendant dix ans dans le ballet de Thierry Malandain. Le chef de ballet le laissera chorégraphier en dehors de la compagnie, une vraie chance pour travailleur acharné.

Rien dans son travail n'est laissé au hasard, il affectionne le "style académique et classique" mais dit "aimer la danse d'aujourd'hui pour ne pas dire contemporaine", laisse la part belle aux pointes et au mouvement. La gestuelle est aussi très importante, gestuelle qui supporte dans cette création l’émotion ; l’humour et la poésie.
Si son travail veut préserver le classique dans sa pureté, les thèmes abordés dans ses créations sont moderne et d'actualité comme l'évocation de l'érotisme dans Les larmes d'Eros ou l'exil dans sa création Molto sostendo.
La compagnie Illicite est née après son départ de la compagnie Thierry Mandalain suite à une hernie, mettant fin à sa carrière de danseur. Entouré de bénévoles, il anime cette compagnie avec fougue, persévérance.
Poil de Carotte sera sans nul doute le point de départ d'une nouvelle vie pour celui qui a quitté la danse pour la chorégraphie. "J'étais un bon danseur parmi d’autre, j’espère devenir un chorégraphe unique, un de ceux que l’on remarque" a-t-il déclaré récemment. Anxieux et travailleur, Fabio Lopez est avant tout un personnage attachant comme son Poil de Carotte. La danse et son environnement est toute sa vie :"La danse fait intégralement partie de ma vie, de moi-même. J'ai tout donné pour ça. Pour faire rêver les gens. La danse c'est de l'amour. Et si on croit en ce que l'on fait, il faut tout faire pour soutenir sa croyance".

Première
13 septembre 2016, Festival « Le Temps d’Aimer la Danse », Biarritz (64)
Distribution
Chorégraphie Fábio Lopez
Musique Thierry Escaich
Interprétation Eléonore Dugué, Aureline Guillot, Virginia Negri, Geoffrey Piberne et Marco Stamato
Lumières Christian Grossard
Décor et costumes Hervé Poeydomenge

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 17:49

Contribution au site Mobilis : portrait de Guillaume Belhomme. J'ai eu beaucoup de plaisir à échanger avec ce personnage multi-tâche et multi-talent.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 06:45
Entendu sur l'autoroute

Entendu sur l'autoroute qui me ramenait à l'aéroport :

"- Christian, penser que nous tous, tu es le seul névrosé, est une forme de narcissisme

- Tu me rassures, je ne pensais être qu'égocentrique..."

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 12:04
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Published by Christian Champetier
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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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