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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 14:39
Petits coups-bas entre collègues

Je sais d’emblée ce que vous allez me dire : il faut dissocier le privé et le professionnel, que ce qui se passe dans le domaine professionnel, ne doit pas nous atteindre au niveau émotionnel. Oui, je le sais, vous le savez, mais nous le subissons. Mais voilà, il y a parfois des petits coups bas, oh, insignifiants mais qui à force de répétitions deviennent insupportables. Ainsi, un de mes collègues m’a fait un de ces petit coups-bas, franchement pas élégant, accompagné du silence coupable de celui qui pris la main du pot de confiture, préfère nier.
Jugeant d’après mes propres actions que je trouve équitables- eh bien oui, c’est moi qui juge mes propres actions, je ne vais pas les trouver quand-même peu glorieuses- je me trouve floué, déposséder de tout ce que je peux mettre comme cœur, investissement et impartialité dans le traitement des dossiers et de la restitution des actions de mes collègues. Bref, je pense être un bon élément alors que d’autres sournoisement vous piquent des contrats et s’en attribuent les mérites. Ce qui me gêne dans les relations de travail, c’est que l’on pense avoir un lien personnel avec ses collègues alors que parfois, il ne s’agit qu’une bonne disposition de chacun pour évoluer dans une harmonie factice mais qui prodigue un certain calme salvateur. Nous passons plus de temps au boulot que chez nous, alors autant que tout se passe dans les meilleures conditions. Et puis si cela ne me convient pas, le contrat de travail peut se rompre, l’herbe est toujours plus verte ailleurs.
Ce petit coup-bas pourtant, démontre une certaine lâcheté de ma part, celle de ne pas envoyer un courriel assassin, une remarque acide en réunion, ou tout simplement mon poing dans la figure. La dernière solution, ne se fait pas, nous sommes dans un monde civilisé, policé où un écart – n’allons pas dans les extrêmes- serait considéré comme un crime contre l’Humanité. Ce qui me gêne, ce n’est pas l’attitude de mon collège, mais la mienne avec ce sentiment de ne pas aller au bout de ma déconvenue avec un face à face tendu avec lui quitte à remettre en place certaines choses. Ce qui ne se verbalise pas se larve. Derrière les sourires se dessinent des méfiances, le monde idéal du travail que je tenais pour vérité quand j’étais jeune, est peuplé d’opportunistes qui jouent sur la peur des lâches ( comme moi) et d’orgueilleux encore le nez plein de morve qui pensent que leur jeunesse est un pass’ d’impunité.
Je vais ruminer tout ce week-end en rêvant  qu’un jour , arrivé au bout des ressources naturelles, le Monde basculera dans une récession chaotique, dans laquelle, nous retrouverons des vertus de bases comme l’entraide, parce que nous n’aurons plus le choix. En attendant, je vais m’éclater en formatant, ourdissant des complots ignobles  contre mon collègue, que , bien sûr, je ne n’exécuterais  pas.

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  • C'est dans la profondeur du quotidien que l'on découvre l'extraordinaire c'est en partant de cette citation que je vous propose de m'accompagner sur un chemin...
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