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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 15:41
Romanesque à la Fernandez

En classant mes livres la semaine dernière, je suis tombé sur Le Rapt de Ganymède de Dominique Fernandez. Ce livre m’a accompagné lors mes déménagements successifs depuis l’âge de vingt ans.

Si les références sont devenues obsolètes, il y a une notion qui m’avait marqué et qui perdure : l’idée du romanesque. Pour Dominique Fernandez, le romanesque est la lutte contre son milieu. L’héroïsme se découvre et se démontre en assumant contre l’avis de tous, la vie conventionnelle, sa propre force de sentiment opposé au modèle. Mais cette rupture avec le conventionnel, ne se fait pas en opposition frontale, ni en activisme , elle s’articule dans un monde à part et qui est vécu comme une aventure.
Le héro romanesque est seul contre tous, mais ne dessine pas de destin collectif . Le véritable héro est le solitaire qui ne mène pas une fronde contre les autres mais s’essaye à une plénitude personnelle. Sans être égoïste, le romanesque est une chimère qui trouve le monde en noir et blanc alors qu’il est en réalité en couleur. La différence avec le militant est que  le romanesque n’a pas besoin de radicalité qui emprisonne plus qu’il ne libère puisqu’il répond à ce qui est détesté plutôt que de proposer une alternative.

Rêveur le romanesque ? Sans doute, parce que sans rêve, il n’y a aucune espérance, aucune envie de changement.

C’est peut-être pour cette raison que Ganymède est devenu une constellation, celle du Verseau, le romanesque a besoin d’espace

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